J accuse …

J’accuse, film de Roman Polanski

Ayant écrit un article sur les X et l’Affaire Dreyfus dans la J et la R de janvier 1995, j’ai proposé à la rédaction de faire une recension du film de Roman Polanski sur cette Affaire (Gaumont, 2019, 2 h 12). J’ai cru bon de reprendre l’Affaire sur le plan chronologique et de faire apparaître le rôle qu‘y ont joué des polytechniciens.

Mais le rédacteur en chef m’écrit : « nous ne sommes pas sur la même  longueur d’onde. J’attendais une recension du film, et tu m’envoies un pensum (fort intéressant au demeurant) sur l’affaire Dreyfus, le film n’étant évoqué que tout à fait in fine, et de manière très succincte. Je pense qu’il faut surtout parler du film, et fortement réduire le rappel de l’affaire, supposée bien connue. « 

Ma réponse est que je ne pense pas intéressant de raconter la rivalité entre Picquart et Henry, la syphilis de Sandherr, la décrépitude des bâtiments de la section de statistique ou les relations amoureuses de Picquart. Polanski le fait très bien et je ne veux pas gâcher le plaisir des lecteurs qui iront voir le film. 

Je vous laisse juge

Dreyfus est né en 1859 à Mulhouse. Il est reçu à l’X 182ème sur 236 en 1878. Il en sort 128ème  et choisit l’artillerie. Très bien noté, il est nommé capitaine en 1889 et entre en 1890 à  l’École de guerre, dont il sort 9ème sur 81 avec la mention très bien. Il est alors affecté à l’état-major.

En septembre 1894, le service de renseignements (dit « section de statistiques »), dirigé par le lt-colonel Sandherr, intercepte un « bordereau » faisant état de l’envoi de documents secrets à l’attaché militaire allemand von Schwartzkoppen. Une brève enquête menée par le commandant du Paty de Clam aboutit à l’arrestation de Dreyfus.

Après une instruction bâclée, Dreyfus est déféré le 19 décembre 1894 au Conseil de guerre qui décide de le juger à huis clos. La seule pièce à conviction est le « bordereau ». Suivant des raisonnements tortueux, Bertillon, inventeur de l’anthropométrie, qui se pique de graphologie, y reconnaît la main de Dreyfus. Malgré ses dénégations, l’absence de preuves et l’absence de mobiles, Dreyfus est condamné à l’unanimité le 22 décembre 1894 à la déportation à vie dans une enceinte fortifiée. Il est dégradé le 5 janvier 1895 dans la grande cour de l’École militaire puis déporté à l’île du Diable, au large de la Guyane. On apprendra plus tard que la conviction des juges a été obtenue grâce à un dossier secret non communiqué à la défense, produit par le général Mercier (52), ministre de la Guerre.

En mars 1896, le service de renseignements français intercepte un télégramme (alors appelé « petit bleu« ), adressé par l’attaché militaire allemand au commandant Esterhazy. Après une enquête approfondie, le colonel Picquart, successeur de Sandherr, acquiert en septembre la conviction que le bordereau qui a fait condamner Dreyfus est de la main d’Esterhazy.

Immédiatement informés, les généraux Gonse, sous-chef d’état-major et de Boisdeffre, chef d’état-major, demandent à Picquart, pour ne pas porter atteinte au moral de l’armée, de ne pas divulguer sa découverte. Ils le font muter dans l’Est de la France puis en Tunisie. Après s’en être ouvert au général Nismes (54) qui lui conseille de « faire le mort », Picquart, dont l’honneur est attaqué et qui craint pour sa vie, se confie sous le sceau du secret en juin 1897 à un avocat de ses amis, Me Leblois qui en informe le vice-président du Sénat, Scheurer-Kestner, lequel en parle en octobre au nouveau président de la République Félix Faure, au président du Conseil Méline, au garde des Sceaux Darlan et au ministre de la Guerre, le général Billot. Aucun n’accepte d’intervenir.

Animé par le frère du condamné, Mathieu, le « frère admirable » et par un jeune écrivain libertaire, Bernard Lazare, le « premier qui s’est levé« , un mouvement d’opinion commence toutefois à se dessiner en faveur de la révision du procès Dreyfus. A sa tête se trouvent des hommes politiques comme Léon Blum, Clemenceau, rédacteur en chef de l’Aurore, Guyot, directeur du Siècle, Jaurès, Pressensé, le député Reinach ou le sénateur Trarieux, ancien garde des Sceaux et surtout des « intellectuels » comme Victor Basch, Duclaux, directeur de l’Institut Pasteur, Anatole France, Grimaux, professeur à l’X, Herr, bibliothécaire et  » gourou  » de Normale, Lévy-Bruhl, Octave Mirbeau, Gabriel Monod, le chartiste Viollet, Péguy, Prévost (82) et Emile Zola. Cela n’empêche pas Esterhazy d’être acquitté à l’unanimité le 11 janvier 1898 par le Conseil de guerre.

Pour forcer la Justice à rouvrir le dossier, Emile Zola publie alors sur la première page de l’Aurore du 13 janvier une lettre ouverte à Félix Faure. Cet article, intitulé « J’accuse…! », lui vaut d’être condamné par les Assises de Paris puis, après cassation, par les Assises de Versailles, à un an de prison pour diffamation. Il s’enfuit en Angleterre pour éviter la prison. Mais le procès a un immense retentissement en France et à l’étranger.

Pour faire bonne mesure, Picquart est également condamné à la prison ferme et chassé de l’armée pour avoir divulgué des informations sur la culpabilité d’Esterhazy, considérées comme « documents secrets intéressant la Défense nationale« .

Après le procès, viennent les vengeances. C’est ainsi que Grimaux, professeur de chimie à l’X, est mis en disponibilité pour avoir témoigné au procès Zola ou que le lieutenant  Chaplin (87) est mis en non-activité pour avoir écrit une lettre de félicitations à Zola. C’est dans ce contexte qu’est fondée la Ligue des droits de l’homme par Trarieux, Guyot, Reinach et Scheurer-Kestner.

Le 7 juillet 1898, Godefroy Cavaignac (72), nouveau ministre de la Guerre, farouchement opposé à la révision, lit à la Chambre des députés une lettre de l’attaché militaire italien Panizzardi à son homologue allemand von Schwartzkoppen, censée établir la culpabilité de Dreyfus. Mais le commandant Cuignet découvre peu après que ce document est un faux grossier. Le commandant Henry reconnaît en être l’auteur et se suicide le 31 août 1898, cependant que le général de Boisdeffre démissionne.

Brisson, qui a succédé en juin à l’antidreyfusard Méline, accepte alors de transmettre a la Cour de cassation la requête en révision du procès Dreyfus, établie par Lucie Dreyfus assistée de Me Henry Mornard. Hostile envers et contre tout à la révision, Cavaignac démissionne le 3 septembre. Il est remplacé par le général Zurlinden (56) qui démissionne douze jours plus tard et est remplacé par le général Chanoine qui fera de même un mois plus tard, entraînant la chute du gouvernement Brisson qui est remplacé par Dupuy, avec Freycinet (46) ministre de la Guerre.

Pendant ce temps, les antidreyfusards ne restent pas inactifs. La Ligue de la Patrie française est fondée en décembre 1898 par François Coppée, Maurice Barrès, Ferdinand Brunetière et Jules Lemaitre, pour faire pièce à la Ligue des Droits de l’homme, cependant qu’une souscription ouverte en faveur de la famille de Henry, dite « monument Henry« , recueille un très grand succès.

Après Grimaux, un autre professeur de l’X, George Duruy, professeur d’histoire et littérature, écrit des articles « Pour la justice et pour l’armée » dans le Figaro en avril 1899. Il est aussitôt suspendu par le général Toulza (57), commandant l’École. Après une interpellation de Freycinet à la Chambre par Gouzy (52), il sera réintégré par Krantz (68), nouveau ministre de la Guerre.

Au terme de longs débats et après que la Chambre criminelle, jugée trop favorable à Dreyfus, ait été dessaisie par une loi rétroactive, le jugement de 1894 est annulé le 3 juin 1899 par la Cour de cassation, toutes chambres réunies. Dreyfus est rapatrié de l’île du Diable pour être rejugé par le Conseil de guerre de Rennes, cependant que Picquart est remis en liberté et que Zola rentre d’exil.

Contrairement à 1894, le Conseil de guerre est composé uniquement d’X, sous la présidence du colonel Jouaust (58). Les « antidreyfusards » sont venus en force témoigner à la suite du général Mercier (52), comme le général Deloye (56), directeur de l’artillerie, le général de Dionne (47), directeur de l’École de guerre ou le lieutenant-colonel Jeannel (68).

Du côté de la défense, assurée par Mes Edgard Demange et Fernand Labori, qui sera victime d’un attentat, se trouvent également de nombreux X parmi lesquels Andrade (76), professeur à la faculté des sciences de Montpellier; Bernard (82), ingénieur au corps des Mines ; le lieutenant Brunot (77), les chefs d’escadron Ducros (73), Galopin (71), Hartmann (72); l’ancien capitaine Gaston Moch (78), Henri Poincaré (73), professeur à l’X, le général (cr) Sebert (58).

Alors qu’Esterhazy, enfui à l’étranger, a reconnu être l’auteur du  » bordereau « , l’essentiel de l’accusation repose toujours sur la thèse de Bertillon qui affirme que le bordereau est une pièce auto-forgée par Dreyfus, qui aurait contrefait sa propre écriture ! Cette thèse est réfutée notamment par Bernard (82) et Poincaré (73).

Il n’y a pas d’autres preuves. Dreyfus est néanmoins déclaré coupable le 9 septembre 1899, avec des circonstances atténuantes (sic) et condamné à dix ans de détention. Toutefois, deux juges sur sept ont voté pour l’innocence de Dreyfus, dont le président Jouaust (58) et de Bréon (66).

Après le procès, encore les vengeances. Ainsi, Jouaust (58) est mis aussitôt à la retraite; Andrade (76) est blâmé et suspendu pour avoir accusé le général de Boisdeffre de faux témoignage.

Épuisé tant physiquement que moralement par quatre ans et demi de détention dans des conditions très dures, Dreyfus décide de ne pas faire appel et accepte en septembre 1899 la grâce que lui octroie le président de la République Emile Loubet, qui vient de succéder à l’anti-dreyfusard Félix Faure.

Pour tenter d’apaiser les esprits, le président du Conseil Waldeck-Rousseau, qui a succédé en juin 1899 à Dupuy, met en chantier une loi d’amnistie. Cette loi, qui n’est votée qu’en décembre 1900, renvoie dos à dos faussaires et héros, en amnistiant tous les crimes et délits liés à l’affaire Dreyfus.

Nommé à la Guerre en mai 1900, le général André (57), républicain anticlérical, procède aussitôt à une épuration de l’armée. Les généraux Delanne (62), chef d’état-major général et Jamont (50), général en chef en temps de guerre, sont relevés de leurs fonctions. André essaie à plusieurs reprises de faire réintégrer Picquart, mais les esprits sont encore trop échauffés. Il faudra l’avènement en juin 1902 du gouvernement anticlérical du « petit père Combes » pour que l’idée d’une deuxième révision soit acceptée. En 1903, après une série d’interventions de Jaurès à la Chambre, le ministre André confie une enquête préliminaire au commandant Targe (85) qui confirme que le dossier de Rennes comprenait des « témoignages suspects » et des « pièces matériellement altérées ».

Saisie par le garde des Sceaux, la Cour de cassation accepte en mars 1904, pour faits nouveaux, la révision du procès de Rennes. Son enquête durera encore deux ans et verra partisans et adversaires de Dreyfus s’affronter à nouveau vivement sur la question de l’identité du scripteur du bordereau. Painlevé, professeur à l’X, Molinier, professeur à l’École des chartes et Bernard (82) démontrent que Dreyfus n’a pas pu écrire le bordereau. Leur thèse sera réfutée par Jordan (55), professeur d’analyse à l’X.

Une commission composée de trois académiciens, Paul Appell, Jean-Gaston Darboux et Henri Poincaré (73) nommée par la Cour en avril 1905 pour départager les experts en écriture, conclut à la mise hors de cause de Dreyfus. Toute la démonstration de Bertillon est définitivement démolie. Celui-ci sera néanmoins honoré jusqu’à la fin de ses jours et même après, puisqu’une salle de la préfecture de police porte encore son nom aujourd’hui !

Une autre commission est constituée en mai 1904 par le général André à la demande de la Cour pour examiner les questions techniques du bordereau. Elle est composée de quatre généraux polytechniciens : Balaman (58), ancien président du comité technique de l’artillerie, président, Villien (63), inspecteur des fabrications de l’artillerie, Brun (67), commandant l’École de guerre et Séard (54), ancien directeur de l’École de pyrotechnie. Cette commission conclut également à la mise hors de cause de Dreyfus.

Après de nombreux rebondissements, dont la condamnation pour divulgation de documents du capitaine Fritsch (85) par un conseil d’enquête présidé par le général Joffre (69) et le procès de Dautriche, officier d’administration au service des renseignements et de plusieurs officiers supérieurs, la Cour de cassation décide le 12 juillet 1906, toutes chambres réunies, de casser le procès de Rennes sans renvoi. Dreyfus est aussitôt réintégré comme chef d’escadron dans l’armée et est décoré de la Légion d’honneur dans une cour de l’École militaire, non loin de l’endroit où il avait été dégradé onze ans auparavant.

Il prend sa retraite peu après, mais reprendra du service comme lieutenant-colonel pendant la guerre de 1914-1918. Il mourra en 1935, sans jamais s’être moralement remis d’une affaire dont il avait été le héros malgré lui et qui l’avait singulièrement dépassé. Réhabilité en même temps que Dreyfus, Picquart est nommé général en 1906. Il sera ministre de la Guerre du cabinet Clemenceau de 1906 à 1909.

L’intérêt de ce film est de montrer comment Picquart, bien qu’antisémite notoire, a tenu, au nom de l’honneur de l’Armée, à défendre Dreyfus. Ils ne se voient que 2 fois dans le film : au début, Polanski imagine qu’il explique à Dreyfus pourquoi il est le seul à l’avoir mal noté à l’Ecole de guerre. A la fin, il imagine qu’il éconduit Dreyfus venu lui demander un avancement rétroactif.

Picquart est excellemment joué par Jean Dujardin. Il faut voir ce film !

Hubert Lévy-Lambert (1953)

DallAX Quinzième épisode : se relever et repartir de plus belle…

Rappel des épisodes précédents

Malgré plusieurs tentatives de recherche d’un accord amiable, l’AX refuse de reconnaitre que l’AG du 26 juin était irrégulière. A notre grand regret, nous avons donc dû soumettre le litige à la Justice. Et ce n’est pas pour avoir un siège dans le conseil mais pour en permettre une véritable réforme qui ne peut venir de l’intérieur. D’ailleurs, comme si de rien n’était, l’AX concocte en privé une réforme pour changer sa gouvernance sans que rien ne change, avec un comité des nominations chargé, comme en Iran, de séparer le bon grain de l’ivraie ! Pendant ce temps, de plus en plus de camarades se demandent quelle est la légitimité de représentants élus par 4 % du corps électoral et sur une liste unique. Opportunément, le dernier numéro de la Jaune et la Rouge donne de judicieux conseils aux entreprises en difficulté !

Pour se relever et repartir de plus belle…

Le numéro de la Jaune et la Rouge d’octobre contient de nombreux articles instructifs, notamment dans le supplément intitulé « Retournement et redressement d’entreprise ». On y trouve notamment page 40 un conseil (intéressé !) d’Eric de Bettignies (89) intitulé « Pour se relever et repartir de plus belle, il faut se transformer ». On ne saurait trop recommander aux administrateurs de l’AX de le lire et de le méditer, afin de ne pas se contenter d’une réforme en trompe l’œil, consistant à remplacer la sélection des candidats par le conseil par une sélection par un comité nommé par le conseil…

Une vie d’influence

Bernard Esambert (54), président du conseil d’administration de l’X de 1985 à 1993, a bien voulu venir à la réunion annuelle de la promo 53 pour parler de sa longue carrière multiforme, qu’il a décrite dans Une vie d’influence (Flammarion 2013, 544 p).  Il nous a notamment expliqué que son action exceptionnelle pour la modernisation de l’Ecole et son ouverture à l’international avait commencé par une démission « volontaire » de l’ensemble des membres du conseil d’administration de l’X, suivie de son renouvellement intégral. Puissent les administrateurs actuels de l’AX méditer cet exemple s’ils ne veulent pas rester dans l’histoire comme ceux qui se sont accrochés à leur poste, tout en reconnaissant qu’ils étaient mal élus et que l’AX était en grande difficulté. Mais peut-être craignent-ils de ne pas être réélus s’ils se représentent dans le cadre d’un futur scrutin ouvert à tous ?

Encore une magouille angulaire ?

Vous savez que notre grand Angles, marri d’avoir dû renoncer à utiliser un chèque antidaté pour faire élire un grand assureur à l’AG de juin, avait tenté de le faire coopter par le conseil un instant de raison après [i]. La manœuvre avait échoué de justesse grâce au courage de notre vénéré doyen Philippe. Eh bien, il semble qu’une manœuvre analogue a réussi à tromper le vigilant comité d’audit en 2017 : Benoît Ribadeau-Dumas (91) a été élu en juin 2017 alors qu’il avait démissionné suite à sa nomination en mai comme dircab du premier ministre Edouard Philippe. Sa démission n’ayant été actée qu’à l’automne, Antoine Frérot (77) a été coopté à sa place. Bonne pioche, sans aucun doute, mais devinez qui aurait été élu si la démission de BRD avait été actée lors de l’assemblée ??

Courrier des lecteurs

Arie Boleslawski (93) mail@arie.fr Dim 13/10/2019 12:42 à promo@1993.polytechnique.org; cc hll@melix.net

Bonjour à tous, J’espère que vous allez tous bien. Pour ceux qui ne l’ont pas reçu, je me permets de vous forwarder le blog de Hubert Levy-Lambert. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Hubert est membre de la promo 53, très actif dans la communauté polytechnicienne. Depuis plusieurs années, il est parti en croisade pour réformer les institutions de l’AX et pour y parvenir, il cherche à se faire élire au conseil. Pour finir, il est à l’origine du Magnan des Promos, et notamment du premier d’entre eux, le Magnan 10N + 3. Je lui suis personnellement reconnaissant de nous avoir entraîné dans cette aventure et de nous avoir donné l’occasion de tous nous revoir lors des 20 ans de notre promotion. J’en garde encore une excellent souvenir. Le but de cet Email n’est pas d’appuyer sa candidature, ni même de lui donner raison mais simplement de permettre à lui de diffuser ce message et à vous d’en prendre connaissance. En effet, on peut aimer ou pas le personnage, être ou ne pas être d’accord avec lui, l’empêcher de communiquer me semble contraire à nos valeurs polytechniciennes ou même à nos valeurs tout court. Pour ceux que cela intéresse, vous trouverez dans le corps du message un lien vers le blog qui vous permettra, si vous le souhaitez, de recevoir les notifications des prochaines additions. Au plaisir de vous revoir. Arié.

Continuez à donner votre avis !

A ce jour, nous avons reçu plus de 200 réponses valides, dont 73 % émanant de cotisants à l’AX, avec une répartition très équilibrée entre jeunes et vieux. Entre le statu quo, le comité de sélection et la liberté, vous avez choisi avec une écrasante majorité (90 %) la liberté de choix. Vous n’êtes que 0,5 % pour vouloir garder le statu quo et 9 % pour préférer l’intervention d’un comité, solution qui a malheureusement la préférence de l’AX. Mais il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis !

Le vote est toujours ouvert. Pour donner votre avis si ce n’est déjà fait, cliquez sur

Cela ne vous prendra qu’une minute. Et n’hésitez pas à faire connaitre dallax.blog à votre promo, comme vient de le faire Arié (93). Merci pour l’AX !


[i] Cf https://dallax.blog/2019/07/21/dallax-4eme-episode-19-juillet-circulez-il-ny-a-rien-a-voir/

DallAX Quatorzième épisode : légitimité ?

Rappel des épisodes précédents

Malgré plusieurs tentatives de recherche d’un accord amiable, l’AX refuse de reconnaitre que l’AG du 26 juin était irrégulière. A notre grand regret, nous avons donc dû soumettre le litige à la Justice. Et ce n’est pas pour avoir un siège dans le conseil mais pour en permettre une véritable réforme qui ne peut venir de l’intérieur. D’ailleurs, comme si de rien n’était, l’AX concocte en privé une réforme pour changer sa gouvernance sans que rien ne change, avec un comité des nominations chargé, comme en Iran, de séparer le bon grain de l’ivraie ! Pendant ce temps, de plus en plus de camarades se demandent quelle est la légitimité de représentants élus par 4 % du corps électoral et sur une liste unique…

Légitimité

Personne ne conteste la nécessité de réformer l’AX. Mais certains pensent qu’il ne faut pas faire de vagues et qu’il faut faire confiance à l’équipe en place pour faire les réformes nécessaires. Il faut leur dire que le conseil n’a aucunement été renouvelé en 2019 ([i]) et que ses membres n’ont pas montré dans le passé une grande énergie pour lancer des réformes et que l’AX est aujourd’hui exsangue.

Au surplus, ces membres n’ont aucune légitimité. Ils ont été cooptés par un petit groupe qui prétend avoir entendu la demande de démocratie mais entend poursuivre son petit jeu en remplaçant la cooptation par le conseil par un filtrage opéré par un comité nommé par le conseil, comme en Iran !

Vous devez savoir que le nombre de bulletins de vote valides était de 2120 en 2011, ce qui n’était pas très glorieux pour une association de plus de 30.000 membres. Et il a chuté à 1337 en 2019, soit 4 % de la communauté !

Aussi, le meilleur service que les membres du conseil de l’AX peuvent rendre à la communauté est de rendre leur tablier et d’organiser une nouvelle élection ouverte à tous. Ils pourront naturellement se présenter et vérifier leur audience effective auprès de l’électorat, à armes égales avec les nouveaux candidats.

Une telle opération vérité peut être organisée très vite car elle peut être faite par vote électronique et ne nécessite aucune modification des statuts. Nul doute que le nombre de votants sera infiniment plus élevé que le nombre actuel. La réforme de l’association viendra ensuite. Elle sera préparée par la nouvelle équipe sortie des urnes et élue démocratiquement.

Continuez à donner votre avis !

A ce jour, nous avons reçu plus de 200 réponses valides, dont 73 % émanant de cotisants à l’AX, avec une répartition très équilibrée entre jeunes et vieux. Entre le statu quo, le comité de sélection et la liberté, vous avez choisi avec une écrasante majorité (88 %) la liberté de choix. Vous n’êtes que 1% pour vouloir garder le statu quo et 10 % pour préférer l’intervention d’un comité, solution qui a malheureusement la préférence de l’AX. Mais il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis !

Le vote est toujours ouvert. Pour donner votre avis si ce n’est déjà fait, cliquez sur

Cela ne vous prendra qu’une minute. Et n’hésitez pas à faire connaitre dallax.blog à votre promo. Merci pour l’AX !


[i] y compris Marwan qui entame sa septième année. Mais il est vrai qu’il voit les choses avec un œil plutôt neuf car on ne l’a pas beaucoup vu rue Descartes de 2013 à 2019 !

DALLAX Treizième épisode : paternalisme !

Rappel des épisodes précédents

Malgré plusieurs tentatives de recherche d’un accord amiable, l’AX refuse de reconnaitre que l’AG du 26 juin était irrégulière. A notre grand regret, nous avons donc dû soumettre le litige à la Justice. Et ce n’est pas pour avoir un siège dans le conseil mais pour en permettre une véritable réforme qui ne peut venir de l’intérieur. D’ailleurs, comme si de rien n’était, l’AX concocte en privé une réforme pour changer sa gouvernance sans que rien ne change, avec un comité des nominations chargé, comme en Iran, de séparer le bon grain de l’ivraie !

Paternalisme !

David Picard (88) a écrit à Marwan le 27 septembre (cf blog précédent) : Je lis depuis quelques semaines le blog d Hubert Levy Lambert que je connais personnellement et que je respecte. Hubert a contribue a mener avec l’énergie que nous lui connaissons nombre d’initiative dont la communauté lui est redevable. La lecture de la Saga Dallax, semble prendre l’ampleur et aucun d’entre nous n’aimerait je crois en  lire une retranscription dans la presse. J’ai du mal a comprendre pourquoi les questions soulevées ne sont pas adressées plus vite et pourquoi une gouvernance exemplaire dont nous serons tous fiers n est pas mise en place rapidement. Ce me parait être la seule chose a faire et sans tarder. J’ai bien conscience que la présidence de l’AX, aussi prestigieuse soit elle, est un bénévolat et que cela doit prendre du temps. L’effort me semble nécessaire.

Marwan a répondu ceci le 3 octobre : Cher camarade, Je partage ton avis : la réforme de la gouvernance, c’est à dire pour l’essentiel  celle de la procédure d’élection au Conseil, est celle qu’il faut faire aboutir en premier, puisque c’est sur ce sujet que l’AX est attaquée. Et attaquée publiquement déjà par voie de presse, et par avocats interposés. En interne, le feuilleton Dallax et surtout le groupe « débats » ont permis un certain dialogue, dont je fais mon miel, mais il faut travailler aussi sereinement que possible malgré ces attaques externes, que je ne peux empêcher.. Le Conseil de l’AX s’est réuni jeudi dernier et mes propositions sur le futur processus d’élection pour le renouvellement de ses membres y ont été discutées. Elles prévoient d’ouvrir complètement le champ des candidatures, de viser une composition  du Conseil, représentatif de la communauté, respectant divers ratios (hommes/femmes, classes d’âge, localisation, métiers), et de l’atteindre progressivement par un processus de vote électronique annuel. Il porterait non pas sur tous les candidats, mais sur les candidats qui permettront de progresser vers la composition idéale. Cela nécessitera donc un filtrage, qui serait confié à un comité des candidatures, dont la composition est à fixer pour éviter que la procédure ne revienne à une cooptation par le Conseil existant. Ce comité soumettra ses propositions à l’AG en proposant deux fois plus de candidats que de postes vacants. Si le résultat permet de se rapprocher de l’objectif, tant mieux, sinon… le comité règlera mieux son tir l’année suivante. Il y a maintenant un travail à faire sur les textes, règlement intérieur et peut-être les statuts, qui nous mènera dès que possible à une AG. Nous faisons au plus vite, pour crever cet abcès dans l’intérêt de l’AX et surtout dans celui de l’Ecole Celle-ci reste en effet, je le rappelle à chaque occasion, sous un feu de questions dont l’intensité ne va pas en se réduisant.

Mon commentaire : c’est bien ce que nous craignions, l’équipe en place veut garder la main sur la composition du conseil avec une formule paternaliste rejetée par une majorité de camarades (voir infra). Belle démonstration de démocratie, digne du régime théocratique iranien ! Qui définira la composition idéale du conseil ? Combien de temps faudra-t-il pour que le processus converge vers cet idéal ? Sauf si tous les membres du conseil remettaient leur mandat en jeu, mais ce ne semble pas être dans l’air du temps…

Des finances en berne

On attend avec impatience les premiers chiffres concernant les recettes réalisées en 2019 et prévues en 2020 mais on peut avoir une idée des dépenses par l’ordre du jour du conseil du 26 septembre concernant l’immobilier : des travaux importants ayant été malencontreusement lancés en même temps à l’hôtel de Poulpry et à la boîte à claques [i], l’AX doit louer des locaux pour son propre usage, sans compter la location du pavillon Ledoyen pour les petits déjeuners polytechniciens créés par le regretté Lionel Stoleru avant d’être repris par l’AX[ii]. Sans parler des frais liés au courrier papier qui vient d’être envoyé par Yves Demay pour la mise à jour de l’annuaire papier 2020, travail d’Hercule s’il en est, en raison des nombreuses erreurs et omissions de l’annuaire 2019. Quand on vous disait que l’équipe sortante n’a même pas laissé l’AX dans l’état où elle l’avait trouvé ! Et c’est elle qui continue à diriger l’association, sans aucune tête nouvelle. On ne change pas une équipe qui perd !

Un emploi du temps chargé…

La lecture des PV du conseil des dernières années, en ce compris celui du 26 juin 2019 ne nous a pas éclairés sur les obligations impératives qui ont empêché Marwan d’assister à la plupart des réunions du conseil depuis 5 ans sans pour autant encourir la radiation automatique en vertu du règlement intérieur. On espère que ce n’était pas lié à ses hautes fonctions chez Airbus car il risquerait alors d’être à nouveau fort occupé dans les prochaines années en raison des répercussions possibles sur les enquêtes pour corruption menées sur Airbus de la décision de l’OMC d’autoriser les USA à taxer lourdement les exportations d’Airbus …

Greta et la malédiction de la fée verte

Tel est le thème du prochain concours de nouvelles organisé par Jean Sousselier (58), brillant animateur de X Mines Auteurs (XMA). Son annonce dans la lettre mensuelle a été censurée par Yves Demay, qui a eu la courtoisie de le prévenir,  car trop accrocheur et susceptible de déclencher une nouvelle polémique stérile dans la communauté ! N’hésitez pas à participer à ce concours ouvert à tous les anciens de l’X (et des Mines) et à en parler à vos cocons puisque l’AX ne veut pas le faire. http://www.xm-auteurs.com/

Le vénéré doyen du conseil de l’AX écrit

Chers camarades, Je lis dans mon feuilleton préféré, épisode 11, que ma dernière intervention sur le présent débat reflète une regrettable autosatisfaction du Conseil. Cela ne semble pouvoir porter que sur son dernier paragraphe, où je prie que l’on cesse de pilonner inutilement le Conseil, et où je cite, comme sujet de satisfaction, un seul des sujets travaillés par le Conseil, le moins visible mais à mon sens le plus important, celui de la défense de l’Ecole.
Et bien, je persiste : ce travail a été fait et bien fait par Bruno Angles, qui l’a dirigé, et ceux de l’AX et de la FX qui s’y sont collés à sa demande. Et, pendant la présente discussion, ce travail continue, et c’est heureux.

Je lis aussi dans cette même livraison que les mêmes laissent les WC , lisez l’AX, plus sales qu’ils ne les ont trouvés…Cela ne peut porter que sur la procédure d’élection et l’usage qui en a été fait avant la dernière AG, car ce sont, depuis le début du feuilleton, les seules cibles du rédacteur. Il n’a pas eu besoin de l’AX, rendons-lui cet hommage, dans ses importantes actions au profit de l’X, mais il voulait être élu au Conseil.
-La procédure d’élection ne lui donnait aucune chance d’être élu même s’il avait été reconnu éligible : le Conseil précédent aurait certes pu la modifier de son vivant, mais on ne peut pas dire qu’il ait aggravé la situation de ce WC-là pendant son mandat : cette procédure était aussi vieille que nos statuts. Marwan rouvre ce chantier, et sort la  serpillière.
-Reste l’usage fait de la procédure avant la dernière AG, sur lequel je me suis déjà expliqué dans Dallax. Il s’agissait comme tous les ans d’aller coopter des remplaçants, l’élection d’un candidat non coopté étant traitée, si l’on peut dire, par la procédure ad hoc. Et, comme tous les ans, on cherchait du renfort, du renfort d’animateurs mais aussi et surtout du renfort pour le soutien de l’X dans les circonstances du moment. Comme les années précédentes, personne n’est allé, au Conseil, vérifier lui-même si le règlement intérieur était en tous points appliqué.
C’est donc après l’élection que le constat a été fait de l’inéligibilité de trois élus… et ce du fait de l‘action juridique d’Hubert, qui y voyait l’occasion d’être enfin élu, par défaut, mais élu quand même. Ce qui a amené le Conseil à pratiquer un juridisme jusqu’alors de lui inconnu sur le point correspondant du règlement intérieur. Vous savez tout cela. On pourrait dire, pour poursuivre l’analogie d’Hubert, que nous croyions nos WC « squeaky clean », mais que Hubert est arrivé avec une lampe à UV et nous a montré trois gouttes tombées indûment hors de la cuvette. Repentons-nous, repentons-nous, repentons-nous ! Voici donc en quoi l’état des WC avait empiré. Mais pourquoi donc Hubert nous fait-il nous indigner comme s’il fallait nettoyer les écuries d’Augias (le prénom, jusqu’ici inconnu, d’Augias, serait-il Bruno ?) ? Et bien, j’ai trouvé. Hubert a fait énormément pour l’X, trois magnans décennaux, un monument aux Morts, un superbe Musée, des groupes, une sisyphéenne candidature permanente au Conseil, etc, mais… j’ai beau compter, ça ne fait que onze travaux ! Hubert peut-il s’arrêter à ce chiffre médiocre ? C’est impossible ! Va-t-il, pour compléter à douze, attaquer les milliers de moulins qui défigurent nos campagnes et plombent nos factures ? Non, Sainte Greta l’a absolument interdit !

Et le voilà donc qui arpente les rives des fleuves Alphée et Pénée, cherchant comment les dériver vers ce malheureux WC du Conseil de l’AX, qui ne nécessitait qu’un coup de serpillière. HLL y arrivera-t-il ? Trouvera-t-il les ingénieurs des Ponts nécessaires à ces canaux gigantesques ou devra-t-il une fois encore tout faire tout seul ? Marwan entassera-t-il Pélion sur Ossa pour détourner ces flots, au lieu de défendre Palaiseau dont il a la garde ? Je vous le dirai, foi d’animal, si le présent poulet est publié dans Dallax12. Sans attendre, je mets au vote la motion suivante : « L’ingénieur général des Mines Hubert Lévy-Lambert est élevé aux rang et appellation d’Hercule Lévy-Lambert à compter du 1er novembre 2019 » Ph.Roger65

Ma réponse : Cher doyen, Ton poulet sera publié dans la prochaine livraison de Dallax. La vérité si je mens !  Mais si tu m’autorises un droit de réponse, je dirai que les WC avaient beaucoup moins de visiteurs (ie cotisants) et contenaient beaucoup moins de papier (ie monnaie) à la fin du mandat du nouveau président d’honneur qu’à son début. On va d’ailleurs en voir les conséquences dans les comptes 2019 ! Accessoirement, j’ai terminé ma carrière au corps des mines avant d’arriver au grade d’ingénieur général et  je ne mériterai le nom d’Hercule qu’après réalisé mon douzième travail qui est une liaison aérienne Lozère-Platal…

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A ce jour, nous avons reçu 200 réponses valides, dont 72% émanant de cotisants à l’AX, avec une répartition très équilibrée entre jeunes et vieux. Entre le statu quo, le comité de sélection et la liberté, vous avez choisi avec une écrasante majorité (89 %) la liberté de choix. Vous n’êtes que 1% pour vouloir garder le statu quo et moins de 10 % pour préférer l’intervention d’un comité, solution qui a malheureusement la préférence de l’AX, ainsi qu’il ressort de la lettre de ML ci-dessus.

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[i] Qui tient son nom, ainsi que je l’ai rappelé à certains membres du sympathique groupe débats, à sa forme trapézoïdale proche de celle d’une ancienne boite à bicorne et non au fait qu’il pourrait y avoir des claques qui se perdent.

[ii] Le prochain verra un passionnant duel entre Benjamin Griveaux et Cédric Villani. Certains camarades férus de probabilités ont calculé qu’il y avait une chance sur 78 pour que, parmi les 13 candidats déclarés à la Mairie de Paris, les invités soient tous deux LaReM !

DallAX Douzième épisode : l’ancien parle… !

Rappel des épisodes précédents

Quatre candidats à un poste de membre du conseil d’administration de l’AX sont mystérieusement passés à la trappe le 26 juin, dont 3 qui étaient pourtant adoubés par le conseil ! Le PV de l’AG des 25 et 26 juin et le PV des deux réunions du conseil tenues le 26 juin ont été approuvés à l’unanimité lors d’une réunion de cette société secrète tenue le 26 septembre et sont maintenant en ligne. On a la satisfaction d’y voir que, droit dans ses bottes, l’ancien président s’appuie, comme gage de la bonne gouvernance de l’AX sous son règne, sur trois hautes autorités morales : Denis Ranque, Président de 2013 à 2017 du Haut Comité de Gouvernement d’Entreprise, Antoine Frérot, Président de l’Institut de l’Entreprise et Pierre Pringuet, ancien Président de l’AFEP, malheureusement passé lui aussi à la trappe à la suite d’une balle perdue ! Mais on est rassuré car l’AX concocte en privé une réforme pour changer sa gouvernance sans que rien ne change, comme dans le Guépard, et elle a délégué son doyen pour parler au peuple !

L’ancien parle, conscrit…

Les fans de Dallax connaissent la prose mi-figue mi-raisin de Philippe Roger (65) qui, comme pronostiqué par Andy Warhol, a eu son quart d’heure de gloire le 26 juin en présidant le premier conseil suivant la soi-disant AG du 26 juin en tant que doyen. Mais on ne sait pas qu’il s’est fait taper sur les doigts par BA pour avoir osé mettre à l’ordre du jour la question de l’éligibilité de ML en raison de ses multiples absences aux réunions des années écoulées, en l’empêchant de proposer la cooptation des pauvres candidats agréés par l’AX mais non élus en AG parce qu’inéligibles. On cherche en vain dans les minutes du PV de ce conseil ce qui s’y est dit avant que PR ne passe la main mais la langue de bois y règne comme d’habitude.

Le même PR a eu droit fin juillet à une édition spéciale de notre blog, dont ML a apprécié le fair-play https://dallax.blog/2019/07/31/edition-speciale-la-face-cachee-de-lax/

Il faut donc, comme disait le Code X, tenir sa langue captive et prêter à son discours une oreille attentive. C’est ainsi qu’il écrit le 24/9 au groupe Débats, déjà cité dans notre neuvième épisode ( debats@debats.polytechnique.org) :

…Aujourd’hui, comme hier, il faut pour recruter que l’AX explique son action passée, réponde aux critiques et aux propositions de progrès, et qu’elle montre un visage avenant et un projet. C’est plus difficile quand ce visage est caché par une tarte à la crème, des tomates et, tout récemment, quelques œufs pourris. Et c’est pitié que de la voir forcée de passer du temps au tribunal pour y  répondre du délit imprescriptible de non-observation à la lettre et en bande organisée de son propre règlement intérieur. Mais elle va y arriver. Puisse le présent débat y contribuer ! Et si, à cet effet, on cessait de cracher sur le précèdent Conseil, son président, ses membres, ses corps d’origine, ses pompes et ses œuvres ? D’accord, il s’est pris les pompes dans le tapis juridique, mais ses œuvres sont là. Voyez l’X : elle est toujours debout ; nous, on sait pourquoi…

On reste baba devant l’autosatisfaction de l’action passée du conseil de l’AX qui, selon son ancien président, devait être une des meilleures associations d’anciens du monde alors que, contrairement à ce qui est demandé dans des WC, il l’a laissée dans un état pire que celui où il l’avait trouvée ! Mais, péché avoué n’étant qu’à moitié pardonné, on osait espérer que ce message serait l’annonce d’une action prochaine de l’AX pour corriger les errements passés, comme demandé par nos avocats la semaine dernière, afin d’éviter la honte et les frais d’une annulation par la justice de la dernière AG. Mais on ne trouve rien dans les PV mis en ligne ce jour si ce n’est que le conseil tenu le 26 septembre 2019 a :

 «– approuvé à l’unanimité les procès verbaux de l’assemblée générale et des conseils de juin (ils sont en ligne : https://ax.polytechnique.org/page/proces-verbaux) …examiné les questions de la gouvernance, de la situation des cotisations et du tableau de bord, et décidé plusieurs actions. » (sic). https://ax.polytechnique.org/article/conseil-d-administration-de-l-association/27/09/2019/397

Notes de lecture

Après Le piège américain, de Frédéric Pierucci et Matthieu Aron, qui intéresse surtout les camarades qui travaillent ou ont travaillé dans des multinationales comme Alstom ou Airbus (JC Lattès 2019), nous vous recommandons Le piège, Enquête sur la chute de Carlos Ghosn (74), par Bertille Bayart et Emmanuel Egloff (Kero 2019), qui devrait intéresser les camarades qui envisagent de travailler avec le Japon.

Courrier des lecteurs

Lettre du 21/9 de François Lefaudeux (59) Hubert, Je suis ce feuilleton estival avec pas mal d’intérêt. J’avais postulé il y a quelques années pour le conseil et n’avais pas été retenu, sans faire attention aux modalités des opérations. Depuis j’ai eu vent de camarades eux aussi un peu surpris… J’apprécie l’humour du narrateur, seul moyen de faire passer des considérations moins simples qu’il n’y paraît. Sur ce onzième épisode, je cale, car il me manque un élément sans doute implicite : qui envoie la lettre d’avocat à l’avocat de l’AX ? Nos camarades risquent de se lasser un peu : comme pour le Brexit les épisodes se succèdent, la scène finale est toujours annoncée proche, comme dans les feuilletons d’Eugène Sue, mais il faut encore et toujours acheter le journal du lendemain ! Comme pour la guerre de 14-18 il va bien falloir un jour ou l’autre sortir de la guerre de tranchée ! Mais de toutes manières bravo tant sur le fond que sur la forme : l’intrigue est bien construite, la forme est très élégante…

La comparaison avec la guerre de 14 est un peu excessive car il est simplement demandé à l’AX de « régulariser la situation en re-convoquant la seconde partie de l’Assemblée générale qui aurait dû avoir lieu le 26 juin 2019 à 18h30 afin que celle-ci soit mise en mesure de délibérer sur le résultat du vote et la désignation des membres du conseil d’administration ». On regrette que la raison ne l’ait pas emporté et que l’AX n’ait pas décidé proprio motu de régulariser sa situation juridique afin d’éviter que le tribunal s’en charge (NDLR).

Lettre du 22/9 de Romain Beaume (00) Bonjour Hubert, Celui là de numéro est pas mal du tout. Je voudrais te faire part de quelques propositions. en effet, j’ai dans ma courte carrière eu déjà l’occasion de venir 3 fois à l’X et depuis 2015 d’être « virtuellement » enseignant à l’Ecole… Cette introduction un peu longue pour te montrer à quel point je suis tout comme toi profondément attaché à l’Ecole et cruellement frustré par la manière dont l’AX est managée. En ce qui me concerne, j’ai suspendu tout paiement de cotisation depuis quelques années. J’aimerais néanmoins te dire que je pense que nous aurions d’autres moyens d’actions à envisager ensemble & que je serais prêt à m’engager de nouveau dans l’AX…

Après discussion avec Romain, il semble que lesdits moyens d’action pourraient tourner autour d’une demande de remise à plat totale des règles de fonctionnement de l’AX, assortie d’une démission de l’intégralité des membres du conseil pour se soumettre à un vrai vote des électeurs, sans parler d’une tentative de relancer les magnans décennaux pour commémorer au printemps prochain à Palaiseau les anniversaires des promos en zéro, de la 40 à la 10, dans le cadre d’une collaboration tripartite X – AX – FX, ainsi que le font les universités américaines pour inciter leurs alumni à garder le contact avec l’alma mater et à mettre la main à la poche avec le succès que l’on sait… (NDLR).

Lettre du 27/9 de David Picard (88) à ML Cher Marwan, Je lis depuis quelques semaines le blog d’Hubert Levy Lambert que je connais personnellement et que je respecte. Hubert a contribué à mener avec l’énergie que nous lui connaissons nombre d’initiatives dont la communauté lui est redevable.La lecture de la Saga Dallax semble prendre l’ampleur et aucun d’entre nous n’aimerait je crois en  lire une retranscription dans la presse.J’ai du mal à comprendre pourquoi les questions soulevées ne sont pas adressées plus vite et pourquoi une gouvernance exemplaire dont nous serons tous fiers n’est pas mise en place rapidement. Ce me parait être la seule chose à faire et sans tarder. J’ai bien conscience que la présidence de l’AX, aussi prestigieuse soit elle, est un bénévolat et que cela doit prendre du temps. L’effort me semble nécessaire. Dis-moi si je peux aider.

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A ce jour, nous avons reçu près de 200 réponses valides, dont 72% émanant de cotisants à l’AX, avec une répartition très équilibrée entre jeunes et vieux. Entre le statu quo, le comité de sélection et la liberté, vous avez choisi avec une écrasante majorité (89 %) la liberté de choix. Vous n’êtes que 1% pour vouloir garder le statu quo et 9 % pour préférer l’intervention d’un comité, solution qui semble avoir la préférence de l’AX qui tient à garder le contrôle des candidatures. Concernant une éventuelle candidature au conseil de l’AX, vous n’êtes que 5 à répondre oui, ce qui devrait rassurer les tenants d’une présélection par un comité des sages, qui prétendent craindre une pléthore de candidats en cas de liberté de choix !

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DallAX Onzième épisode : lettre d’avocat !

Rappel des épisodes précédents

Quatre candidats à un poste de membre du conseil d’administration de l’AX sont mystérieusement passés à la trappe le 26 juin, dont 3 qui étaient pourtant adoubés par le conseil ! La dernière lettre de la communauté a publié un entrefilet sur l’existence d’une controverse sur l’AG du 26 juin. Certains la considèrent en effet comme n’ayant pas eu lieu mais l’AX n’a toujours donné aucune information à ce sujet. On ne trouve pas sur le site de l’AX le PV de l’AG ni le PV du conseil qui l’a précédée ni de celui qui l’a suivie ! L’AX envisage une AGE pour réviser la gouvernance mais l’avocat de l’AX a reçu une lettre d’avocat lui suggérant, avant toute chose, de réunir à nouveau l’assemblée litigieuse afin de repartir d’un bon pied.

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A ce jour, nous avons reçu plus de 150 réponses valides, dont trois quarts émanant de cotisants à l’AX, avec une répartition très équilibrée entre jeunes et vieux. Entre le statu quo, le comité de sélection et la liberté, vous avez choisi avec une écrasante majorité (86 %) la liberté de choix. Vous n’êtes que 1% pour vouloir garder le statu quo et 12 % pour préférer l’intervention d’un comité, solution qui semble avoir la préférence de l’AX qui tient à garder le contrôle des candidatures. Concernant une éventuelle candidature au conseil de l’AX, vous n’êtes que 5 à répondre oui, ce qui devrait rassurer les tenants d’une présélection par un comité des sages, qui disent craindre une pléthore de candidats !

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Courrier des lecteurs

Marwan veut améliorer l’attractivité de l’AX en ciblant plus particulièrement les 20 dernières promos. C’est fort louable mais ils ne sont pas les seuls qu’il faut tenter de ramener au bercail. Témoin ce message de DG (63) : «Désolé, je te trouve très sympa mais je ne suis plus membre de l’AX. Me supprimer SVP de ta liste diffusion de tes mails. C’est trop compliqué à suivre et je ne me sens plus motivé ayant choisi de n’être plus membre de l’AX ».

Suite à la diffusion de mon message sur la lettre de la communauté, fair play dont je remercie à nouveau ML, j’ai reçu beaucoup de messages dont une copie du message ci-après, envoyé à ML par CH :

Cher Marwan, Je suis X93. J’ai beaucoup de respect pour Hubert Lévy-Lambert (53). Je crois qu’il serait un très bon membre du conseil (ou même président).

Etant dans une promotion en 3, j’ai pu pleinement profiter de son magnan décennal (quand je l’ai rencontré), qui a été détruit les années suivantes.J’ai voté plusieurs fois pour lui, mais j’ai fini par abandonner en comprenant tous les obstacles qui étaient mis devant lui. Je suis aussi heureux de le parrainer si besoin.

J’ai lu son feuilleton Dallax.D’abord, je veux vous féliciter de l’avoir mentionné dans la lettre mensuelle.

Ensuite, je vous invite à faire tout votre possible pour l’inclure dans le conseil, et incorporer le maximum de ses idées. Il a énormément d’énergie et d’enthousiasme, et serait une aide précieuse a notre association.

Merci pour votre ouverture.

DallAX Dixième épisode : langue de bois !

Rappel des épisodes précédents

Le dernier numéro de la Jaune et la Rouge est un chef d’œuvre de langue de bois avec un éditorial de Marwan qui se propose de mettre l’AX au service de tous les X et de moderniser sa gouvernance, tout en passant sous silence les avatars de son élection ; un nouveau dithyrambe d’Angles qui se félicite encore de son passage à la présidence, pourtant marquée par une détérioration inédite des finances et du nombre de cotisants, alors qu’il prétendait vouloir en faire une des premières associations d’anciens du monde ! Mais aucune information sur l’assemblée de juin pourtant en instance d’annulation !

Donnez votre avis !

Marwan confirme qu’il prépare une AGE pour la fin de l’année sur le thème de l’attractivité et de la gouvernance de l’AX. Bravo ! Mais s’agissant des élections au conseil, il semble qu’il proposera de créer un comité des sages pour la sélection des candidats. On sera loin du grand soir !

En ce qui vous concerne, entre le statu quo, le comité de sélection et la liberté, vous avez choisi avec une écrasante majorité (86 %) la liberté de choix, alors que seulement 12 % sont pour l’intervention d’un comité, 1 % pour le statu quo et 1 % sans opinion. Le vote est encore ouvert. Pour donner votre avis si ce n’est déjà fait, cliquez sur

Cela ne vous prendra qu’une minute. Et n’hésitez pas à faire connaitre dallax.blog à votre promo afin que le maximum de membres de la communauté connaissent les problèmes soulevés à la suite de l’AG de juin et puissent se faire une opinion et donner leur avis, puisqu’il ne faut pas compter sur l’AX pour le faire.

Maitriser le chaos !

Un grand bravo à Robert Ranquet (72), rédacteur en chef et à Michel Berry (83), président du comité éditorial, pour la qualité du dernier numéro de la Jaune et la Rouge. Mais ne vous fiez pas au titre, il est consacré à la météorologie et non à l’AX ! Et pour ceux qui s’étonneraient qu’y ait été glissé un curieux article sur les gilets jaunes, je rappellerai que Berry est d’une promo jaune et que dans l’ancien argot de l’X, un gilet s’appelait tout simplement …un berry ! https://www.lajauneetlarouge.com/magazine/747/

Débats

Le groupe Débats poursuit ses échanges tous azimuts (plus de 20 messages par jour !). Beaucoup portent sur le rôle de l’AX et ses relations avec les groupes X. Même Marwan y participe ! Un plaisantin ( ?) a proposé de créer un groupe X Bad attitude. J’en serais naturellement membre d’office ! debats@debats.polytechnique.org

Courrier des lecteurs

JM  (81) me félicite pour mon action au service de la communauté mais se demande s’il ne vaut pas mieux laver son linge sale en famille. Après discussion, il reconnait que les organisations ne se réforment pas de l’intérieur et transmet mon message à sa promo.

JP (78) recommande vivement de lire Le piège américain (Lattès, 2019) qui relate les mésaventures de Frédéric Pierucci dans les géôles de l’Oncle Sam suite à une affaire de corruption supposée chez Alstom. Aucun lien avec les mésaventures de Carlos Ghosn (74) au Japon ni avec le récent écho de Mediapart au sujet du dernier rebondissement du dossier des commissions occultes d’Airbus :  https://www.mediapart.fr/journal/france/040919/gueant-djouhri-les-juges-sur-la-piste-des-commissions-occultes-d-airbus?onglet=full

DallAX Neuvième épisode : fair play ?

Rappel des épisodes précédents

Une forte majorité de votants sur evalandgo penche pour une liberté de candidatures au conseil de l’AX mais le nombre de votants n’est pas significatif car beaucoup de camarades ne sont pas informés de l’existence d’un différend sur l’AG du 26 juin. Hubert a proposé de le faire via un entrefilet dans la lettre mensuelle de début septembre mais celui-ci a été censuré. Marwan, qui avait apprécié le fair-play d’Hubert qui a publié une lettre mi figue-mi raisin du doyen Philippe, a déclaré qu’il allait le publier. En attendant, le vote est toujours ouvert et le résultat des élections est toujours contesté.

Donnez-nous votre avis si ce n’est déjà fait

Pour donner votre avis sur les modalités de choix des candidats au conseil, cliquez sur

Cela ne vous prendra qu’une minute. Et n’hésitez pas à faire suivre à votre promo mon message ci-après, proposé pour la dernière lettre mensuelle et non publié :

Mon entrefilet censuré

De : Hubert Lévy-Lambert
Envoyé : mercredi 7 août 2019 19:20
À : newsletter@ax.polytechnique.org <newsletter@ax.polytechnique.org>
Objet : article lettre mensuelle septembre 2019

Chers camarades en charge de la lettre mensuelle, je vous prie de trouver ci-après un projet d’article pour la lettre de début septembre :

Controverse sur l’assemblée générale de juin

A la suite de l’AG de l’AX des 25 et 26 juin, le conseil d’administration a déclaré 4 candidats inéligibles. Nommé président le 26 juin, Marwan Lahoud a envoyé le 28 juin une lettre à la communauté pour expliquer qu’il considérait qu’ « une telle situation est franchement inacceptable à plus d’un titre. »

Etant l’un des candidats déclarés inéligibles, j’ai contesté cette décision et considéré que la communauté aurait mérité un peu plus d’explications. J’ai créé à cet effet le site https://dallax.blog/. Je vous recommande de le consulter pour vous faire une opinion. Vous pourrez aussi y déposer un commentaire. 

Cordialement. Hubert Lévy-Lambert (53) Président d’Amusix

J’espère que vous voudrez bien, avec fair-play, le valider afin que tous les membres de la communauté connaissent les problèmes soulevés à la suite de l’AG de juin et puissent se faire une opinion. Merci d’avance. 

Un nouvel espace de débats polytechniciens

Je suis heureux que le dernier épisode de Dall’AX (donnez-nous votre avis !) soit à l’origine d’un débat électronique fort animé qui réunit plus de 100 camarades dont beaucoup de jeunes, sur le sujet de l’avenir de l’AX. Les messages volent dans tous les sens mais la plupart des participants semblent plutôt désabusés sur l’intérêt d’adhérer à l’AX actuelle et de payer une cotisation. On attend avec impatience une synthèse.

Contact : debats@debats.polytechnique.org

Adresse : https://debats.polytechnique.org

DallAX Huitième épisode : donnez-nous votre avis !

Rappel des épisodes précédents

Bruno avait tout prévu pour que Philippe lui succède à la tête de DallAX. Las, Philippe n’était pas en règle avec le règlement intérieur, côté cotisations. Bruno avait en catastrophe fait appel à Marwan, bien qu’en délicatesse avec le même règlement, côté assiduité. Pour couronner le tout, l’élection des nouveaux membres du conseil était assortie de nombreuses irrégularités. Marwan préparait malgré tout une AGE pour réviser la gouvernance.

Un comité des sages ?

Après 3 semaines de pause estivale propice à la réflexion, il m’a paru utile d’échanger avec Marwan  afin de voir si nos projets avaient une intersection non vide. Nous avons eu ce lundi un long échange constructif en tête-à-tête.

Marwan m’a confirmé qu’il reste convaincu qu’il faut améliorer l’attractivité de l’AX, redresser ses finances  et changer sa gouvernance. Qui pourrait contester de tels objectifs ?

  • Je n’ai pas bien compris ce qu’il envisageait pour améliorer l’attractivité mais je lui ai recommandé de lire mon programme, qui est à ma connaissance le seul programme jamais préparé par un candidat au conseil de l’AX. J’ai précisé que ce programme vise à attirer toutes les générations et qu’il n’est protégé par aucun brevet (cf détails dans le précédent épisode).
  • Concernant les finances, j’ai cru comprendre qu’il réfléchissait à introduire la cotisation à vie, comme vient de le faire HEC avec un succès relatif. Je lui ai dit que la cotisation à vie, sorte de système de Madoff, avait été abandonnée par l’AX en 1963 pour éviter la faillite et qu’il valait mieux, à mon avis, attirer chaque année de nouveaux cotisants grâce à un programme attractif.
  • Enfin, concernant la gouvernance, considérant que le système de cooptation actuel par le conseil doit être changé, j’ai cru comprendre qu’il envisageait de créer un comité des nominations, sorte de comité des sages  auquel reviendrait le soin de choisir les candidats en fonction de leur âge, leur sexe, leur activité et de tout autre critère approprié pour avoir un conseil considéré comme « équilibré« .

J’ai essayé de lui expliquer que ce comité des sages ne serait qu’un autre moyen de permettre à la Nomenklatura de garder la haute main sur les nominations et qu’il me paraissait préférable de laisser chaque membre de l’AX libre de se présenter aux suffrages de ses pairs, sous la seule réserve qu’il soit à jour de sa cotisation et qu’il présente une profession de foi à l’appui de sa candidature. Je ne suis pas certain de l’avoir convaincu mais j’ai pensé qu’il serait utile de recueillir l’avis d’un maximum de camarades.

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Cela ne vous prendra qu’une minute. Et n’hésitez pas à faire suivre à votre promo. J’ai proposé à l’AX un entrefilet à insérer dans la prochaine lettre mensuelle afin que toute la communauté soit informée mais je ne sais s’il passera la censure ?

Merci de votre coopération. Hubert Lévy-Lambert

DallAX Septième épisode : Moi Président…

Rappel des épisodes précédents

Bruno avait tout prévu pour que Philippe lui succède à la tête de DallAX. Las, Philippe n’était pas en règle avec le règlement intérieur, côté cotisations et il était quand même risqué d’utiliser un faux. Bruno avait en catastrophe fait appel à Marwan, bien qu’en délicatesse avec le même règlement, côté assiduité. Mais qui s’en soucie ? Pour couronner le tout, la régularité de l’élection des nouveaux membres du conseil était sujette à caution : le conseil choisit les candidats dignes d’être élus puis élimine les élus qui ne lui plaisent pas ! Mais beaucoup de fans se demandent si Hubert a vraiment un projet ?

Une profession de foi ?

Certains camarades m’ont écrit que j’aurais pu rassembler plus d’électeurs si, dans mon acte de candidature, j’avais expliqué un peu ce que je voulais changer au fonctionnement de l’AX.  En fait,  j’ai établi une profession de foi dès 2013 mais l’AX a refusé de la diffuser avec un argument imparable : « les autres candidats n’ont pas de programme, on ne peut porter atteinte à l’égalité entre les candidats » ! 

D’autres lecteurs ont pensé, au contraire, que l’existence de ce programme pouvait expliquer l’ostracisme de l’AX à l’égard d’un candidat jugé trop activiste ! Je le diffuse donc maintenant, tel que je l’ai établi il y a 6 ans. Il n’y a hélas presque rien à y changer (sauf remplacer ParisTech par Institut Polytechnique et tout décaler de 6 ans ), car il ne s’est pas passé grand-chose à l’AX depuis 6 ans si ce n’est que le nombre d’adhérents a continué à décliner et les finances à se dégrader, ce qui n’a pas empêché le rapport financier d’être approuvé par 99,5 % des voix. On ne change pas une équipe qui perd !

N’hésitez pas à le faire suivre à vos cocons car je n’ai pas accès au fichier de la communauté. Sauf si le conseil de l’AX décidait d’être fair-play. Chacun à son tour ?

LE CHANGEMENT A L’AX, C’EST MAINTENANT !

30 mai 2013

Chers camarades,

Voici mon plan de 2 ans pour impulser un sursaut à cette vénérable institution qu’est l’AX.

Avant toute chose, je voudrais répondre à certains de mes amis qui m’ont mis en garde contre le risque de division que mon initiative était susceptible de faire courir à la communauté polytechnicienne, exemples récents pris dans un parti politique à l’appui. Je crois que la lecture de mon programme les rassurera pleinement car il est conçu non pour diviser mais au contraire pour rassembler et motiver la communauté polytechnicienne autour d’un vrai projet mobilisateur alliant démocratie, modernité, convivialité et tradition car, comme le dit Tancredi dans le Guépard, « il faut que tout change afin que rien ne change ».

D’autres amis adhèrent à mes idées mais recommandent de faire confiance aux personnes en place pour les mettre en œuvre ; je leur dis simplement que le passé récent, y compris la réforme des statuts de 2008, ne milite pas en faveur de cette thèse et que d’ailleurs il est constant que les organisations se réforment rarement de l’intérieur.

Je voudrais aussi faire appel à Walt Whitman et Philippe Noiret pour dire à ceux qui pensent que ma place est plutôt dans une maison de retraite : « la jeunesse n’est pas une époque de la vie, c’est un état d’esprit, c’est une volonté… ».

Je voudrais enfin rassurer ceux qui ont cru voir dans l’usage de l’anaphore une adhésion aux thèses d’un candidat qui en a abusé récemment en les renvoyant aux travaux de X Sursaut dont les Douze travaux d’Hercule du nouveau président pour leur montrer que ce serait plutôt l’inverse.

1) Modifier le nom et compléter l’objet de l’association

L’article 1er des statuts commence ainsi : « L’association des anciens élèves et diplômés de l’Ecole polytechnique, en abrégé AX, a pour but :

  • Créer et entretenir entre les élèves, anciens élèves et diplômés français et étrangers de l’Ecole polytechnique des liens de solidarité et d’amitié ;
  • Venir en aide, par des actions collectives de solidarité, aux élèves, anciens élèves et diplômés de l’Ecole polytechnique en situation difficile matérielle ou morale, qu’ils fassent ou non partie de l’association, et à leurs familles ou à leurs proches se trouvant dans des situations analogues ;
  • Représenter la collectivité des anciens élèves et diplômés de l’Ecole polytechnique et prendre toutes mesures appropriées pour faciliter à ceux-ci l’exercice de leurs devoirs et de leurs droits :
  • Contribuer au développement des capacités économiques de la France et des compétences de sa population, notamment par la diffusion et la valorisation des connaissances scientifiques et techniques ;
  • Contribuer au maintien de l’Ecole polytechnique au premier rang mondial du haut enseignement scientifique pour promouvoir avec elle la renommée à l’étranger de l’enseignement scientifique français ;
  • Veiller, en relation avec le conseil d’administration et la direction de l’Ecole, à ce que l’enseignement dispensé à l’Ecole s’adapte en permanence aux besoins évolutifs de l’économie et que le recrutement des élèves conserve son niveau d’excellence ;
  • Participer à l’information de tout public français ou étranger sur l’Ecole polytechnique ;
  • Aider l’Ecole polytechnique dans ses actions de recherche de financement conformes aux objectifs de l’association ;
  • Apporter son soutien aux actions de solidarité entreprises par les élèves dans les domaines sociaux et humanitaires…. »

Moi, président de l’AX, je ferai modifier le nom de l’association en « Association des polytechniciens, en abrégé AX » car c’est ainsi que l’on nous nomme et Albert Camus dit bien que « mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde ». Surtout je ferai voter une extension de l’objet de l’AX aux 3 points suivants :

  • Aider la Fondation de l’Ecole polytechnique à trouver les financements nécessaires à la poursuite de son action ;
  • Œuvrer en liaison avec les autres écoles de ParisTech et avec ParisTech Alumni à la réussite de ce projet essentiel pour le rayonnement de l’Ecole polytechnique et de la science française ;
  • Veiller à ce que chaque promotion ait en permanence des délégués actifs et dynamiques.

2) Renouveler et démocratiser le conseil d’administration

L’article 5 des statuts stipule : « L’association est administrée par un conseil composé de 25 membres dont 24 membres élus au scrutin secret pour 4 ans par l’assemblée générale et choisis parmi les membres titulaires et les membres stagiaires, le nombre de membres choisis parmi les membres stagiaires ne pouvant excéder quatre, et un membre de droit représentant la Fondation de l’X et désigné par celle-ci parmi les membres titulaires.

L’élection s’effectue dans les conditions prévues à l’article 8, le vote par correspondance étant admis, et précisées par le règlement intérieur.

En cas de vacance, le conseil peut pourvoir provisoirement au remplacement de ses membres élus. Il est procédé à leur remplacement définitif par la plus prochaine assemblée générale. Les pouvoirs des membres ainsi élus prennent fin à l’époque où devait normalement expirer le mandat des membres remplacés.

Le renouvellement des membres élus du conseil a lieu par quart chaque année. Les membres sortants sont rééligibles. Ils ne peuvent toutefois recevoir plus de deux mandats consécutifs… 

Le conseil choisit chaque année parmi ses membres, au scrutin secret, … un bureau composé d’un président, de 3 vice-présidents, d’un secrétaire général et d’un trésorier. Les membres sortants du bureau sont rééligibles. Toutefois, le président ne peut rester en fonctions plus de quatre années consécutives. »

Moi, président de l’AX, je ferai voter une modification de cet article afin que a) le conseil soit, pour plus d’efficacité, resserré à douze membres ; b) que ces membres soient élus pour 6 ans renouvelables une fois ; c) que leur mandat cesse automatiquement à l’issue de l’assemblée qui suit leur quatre-vingtième anniversaire ; c) que le renouvellement du conseil ait lieu en bloc tous les 6 ans à l’exception du remplacement des membres décédés, démissionnaires ou frappés par la limite d’âge ; d) que le mandat de tous les membres actuels cesse corrélativement à l’issue de l’assemblée générale du printemps 2014.

3) Revoir le règlement intérieur

L’article 2 du règlement intérieur prévoit  que « le conseil … fait connaitre aux membres de l’association la liste des vacances … et leur demande de proposer des candidats pour les sièges vacants. … Le conseil établit alors une liste de candidats comprenant autant de noms qu’il y a de sièges à pourvoir en cherchant à réunir une représentation suffisante à la fois des différentes promotions et notamment des plus jeunes et des divers corps, services, professions groupes. Cette désignation se fait en séance du conseil hors de la présence des remplaçants provisoires. »

L’article 3 ajoute : « Il est adressé à tous les membres, avec la convocation et l’ordre du jour, un bulletin de vote portant, dans une colonne, les noms des candidats proposés par le conseil d’administration pour chaque vacance… et contenant, à la suite, une colonne en blanc pour l’indication des noms qu’ils pourraient désirer substituer aux précédents. A ce bulletin est jointe éventuellement la liste de tous les candidats proposés en temps utile par au moins 40 membres titulaires ou stagiaires mais non retenus par le conseil, avec l’indication des promotion et qualités de ces candidats. »

L’article 4 dit que : « Pour l’élection en assemblée générale, les bulletins de vote sont envoyés par correspondance au président de l’association ou apportés le jour du vote : le dépôt en est valable jusqu’à l’heure fixée pour l’ouverture de la séance. Les bulletins doivent être mis sous double enveloppe.… L’ouverture des enveloppes extérieures n’est faite qu’au moment du dépouillement du scrutin. »

L’article 5 ajoute : « Un membre du conseil de l’association, assisté d’au moins deux assesseurs, préside au dépouillement du scrutin, dont le résultat est annoncé dès qu’il est connu, sous réserve toutefois de la vérification par le conseil de la régularité des opérations. »

Le résultat de ces dispositions est 1) un processus opaque par lequel les nouveaux membres du conseil sont cooptés d’année en année par les anciens ; 2) une assemblée générale à laquelle assistent quelques dizaines de camarades qui ne posent aucune question et approuvent rapport moral et rapport financier à l’unanimité ; 3) une « reprise » de l’assemblée 3 jours après pour constater que les candidats « officiels » ont eu des élections de maréchal avec des scores allant de 98,65 % à 99,19 % des suffrages exprimés, lesquels représentent moins d’un dixième  des effectifs de la communauté polytechnicienne (chiffres officiels de l’AG du 18.6.2012 selon la Jaune et la Rouge numéro 678 de septembre 2012 : 1849 suffrages valables, 6 élus officiels avec 1834 voix pour le premier et 1824 voix pour le dernier) ; 4) le mépris le plus total pour les candidats « libres » dont le nom et le nombre de voix ne sont même pas mentionnés sur le procès-verbal.

Je me souviens des assemblées générales de l’AX de naguère qui se tenaient dans un amphi Poincaré ou Gay-Lussac bondé. Et pourtant les promotions étaient deux fois moins nombreuses. Egalement diplômé d’HEC, je dois arriver longtemps à l’avance dans le grand amphi si je veux avoir un siège aux assemblées des anciens.

Moi, président de l’AX, je ferai modifier le règlement intérieur afin que le conseil d’administration soit démocratiquement élu par l’ensemble des anciens élèves : pourra faire acte de candidature tout polytechnicien à jour de sa cotisation à l’AX, ayant moins de 80 ans au 30 juin de l’année de l’élection, et parrainé par au moins 100 polytechniciens.

Je mettrai en outre en place dès la prochaine assemblée un système de vote électronique sécurisé tant pour les votes par correspondance que pour les votes en séance afin que les résultats soient connus en séance, comme dans toute organisation qui se respecte. 

Enfin, je lancerai une enquête pour savoir ce que les polytechniciens attendent de leur association et pourquoi ils s’en sont écartés au fil des ans.

4) Redynamiser la fonction de délégué de promotion

Bien qu’inscrit en premier dans l’objet de l’AX, l’objectif de créer et entretenir entre les polytechniciens des liens de solidarité et d’amitiéne semble pas être dans ses priorités actuelles. Mon expérience de lancement du projet « Magnan décennal », qui est en passe de devenir une solide tradition polytechnicienne malgré l’indifférence sinon l’hostilité de l’AX, m’a montré qu’un tiers des 20.000 polytechniciens ne sont même pas adhérents de l’AX, que neuf dixièmes ne contribuent jamais à la Fondation, que un centième assiste à l’assemblée, que des promotions entières ne se réunissent jamais, que certaines n’ont plus de délégués ou que leurs délégués ne s’en occupent pas…

Moi, président de l’AX, je proposerai aux délégués de promotion, désignés à vie comme une survivance de l’Ancien régime, de se remettre en cause tous les 10 ans, en saisissant l’occasion des Magnans décennaux pour refaire une campagne de kès en suscitant des candidatures éventuelles d’équipes évincées précédemment ou constituées pour l’occasion et en incluant dans leur programme le développement des liens entre leur promo, l’AX et la FX.

Les promos en 4 auront l’honneur d’inaugurer les campagnes de kès décennales en mai 2014 pour le plus grand plaisir de leurs cocons. Mais je recommanderai aux promos en 3 de ne pas attendre 2023 et de se plier à cette petite formalité lors des fêtes que chacune d’entre elles organise individuellement dans les prochains mois.

5) Faciliter les relations professionnelles des polytechniciens

Les liens de solidarité ne concernent pas que les relations amicales entre X mais aussi leurs relations professionnelles et leurs relations avec les autres anciens de ParisTech.  Comme c’est le cas dans les universités américaines, il faut pouvoir se retrouver quelque part avec des relations professionnelles ou avec d’autres alumni de ParisTech, pour se détendre, avoir des échanges informels ou non, recevoir des clients français ou étrangers, etc. Nous avons certes la chance d’avoir la Maison des X mais elle ne répond qu’en partie à cet objectif et n’est pas une institution ParisTech. France-Amérique, Harvard Business Club , voire le Cercle interallié ou l’Automobile club ressembleraient plus à l’objectif même si l’ambition initiale doit être naturellement plus limitée.

Moi, président de l’AX, je  proposerai aux 11 autres écoles ParisTech de créer un club commun, institution offrant sous forme d’abonnement aux anciens de ParisTech, dans un immeuble du Quartier central des affaires de Paris, les aménités que l’on trouve dans les grands clubs universitaires ou professionnels, telles que salles de réunion, salle de projection, restaurant, bibliothèque, salles de sport, garderie, chambres, etc.

6) S’occuper aussi de la vie après la retraite

Les liens de solidarité ne concernent pas que la vie professionnelle. Ils doivent se prolonger lorsque vient le temps de la retraite. Nous avions naguère une maison de retraite à Joigny (Yonne) mais selon les termes mêmes de Philippe Auberger (61), ancien maire de cette ville, elle a fermé parce qu’elle était trop petite, trop inadaptée, trop éloignée.

Moi, président de l’AX, je proposerai aux 11 autres écoles ParisTech de créer à Paris ou en proche banlieue une maison de retraite commune, institution offrant aux anciens de ParisTech et à leurs conjoints tous les avantages d’une maison de retraite moderne plus l’avantage de côtoyer des personnes de son milieu intellectuel, avec lesquelles on peut a priori nouer ou poursuivre des contacts plus intéressants qu’avec la population d’une maison de retraite lambda.

7) Ne pas oublier le devoir de mémoire envers ceux qui nous ont précédés

Lors de la préparation de la brochure du magnan décennal, j’ai constaté l’état d’abandon du monument aux morts de la Montagne et l’état de délabrement de celui du Platal. Je viens de créer à cet effet mon cinquième groupe X (après X Israël, X Démographie, X Sursaut et X Magnan décennal), le groupe X Monument, qui construit pour mai 2014 un nouveau monument à Palaiseau, dont la première pierre a été dévoilée lors du Magnan décennal du 25 mai 2013. J’ai constaté aussi que la statue de François Arago, ancien élève (1803), ancien professeur, ancien directeur de l’X, était toujours désespérément absente de son socle au milieu du boulevard Arago, 7 décennies après avoir été enlevée par les Allemands pour être fondue.

Moi, président de l’AX, je veillerai à ce que les polytechniciens honorent leurs héros et leurs grands anciens comme il se doit et à ce que le devoir de mémoire ne se borne pas à une messe annuelle à St Etienne du Mont et à une cérémonie annuelle à l’Arc de Triomphe.

8) Regrouper les services de la communauté polytechnicienne

L’AX est logée dans des bureaux vétustes et inadaptés rue Descartes, dans la « boîte à claque », symbole d’un passé dépassé ; la FX est logée rue St Guillaume ; le GPX rue de Poitiers ; la plupart des groupes X nulle part…

Moi, président de l’AX, j’étudierai le déménagement de l’AX vers des locaux dignes d’une association qui représente plus de 20.000 anciens élèves issus de la plus prestigieuse grande école de France. Je proposerai aux autres institutions communautaires de se regrouper dans un immeuble polytechnicien moderne où l’on trouvera, outre l’AX, la Fondation de l’X, la Jaune et la Rouge, le GPX, le Bureau des carrières ainsi que des bureaux de passage avec documentation, ordinateurs, video-projecteurs, photocopieurs, destinés aux groupes X ne disposant pas de bureaux qui leur sont propres.

9) (re)Faire de la Jaune et la Rouge une vraie revue pour les polytechniciens

Le développement des techniques modernes rend de plus en plus obsolète l’usage du papier comme moyen de communication. Les jeunes générations sont plus branchées mails, blogs, internet, facebook, twitter ou linkedIn  que journaux ou revues. Il faut saluer à cet égard la grande qualité du site internet de la Jaune et la Rouge, encore trop peu connu, et celle du réseau polytechnique.org développé dans les dernières années par une petite équipe dynamique, dans l’indifférence voire l’hostilité de l’AX. Il faut saluer aussi la grande disponibilité de ses jeunes animateurs bénévoles.

Mais beaucoup de polytechniciens, jeunes et vieux, lisent encore des journaux et des revues et attendent chaque mois la version papier de la Jaune et la Rouge pour avoir des nouvelles de leur communauté. Ils n’y trouvent hélas plus ce qu’ils en attendent. C’est ainsi que le numéro d’avril 2013 est consacré pour l’essentiel à un dossier de 40 pages sur la Chine dont 13 articles sur 16 sont écrits par des non X, cependant que, faute de place, des articles écrits par des X, des recensions de livres écrits par des X, des annonces d’évènements X et des lettres de lecteurs X sont différés de plusieurs mois voire passés purement et simplement à la trappe sauf à accepter de payer pour passer dans les pages finales sous-traitées à une régie publicitaire. Le numéro de mai ne déroge pas à cette règle avec un dossier relatif à la démographie, où on ne trouve quasiment pas d’auteurs X alors qu’il n’en manque pas depuis Alfred Sauvy (20S). Arrivée en même temps dans ma boite aux lettres, la revue des ingénieurs des Mines contient un dossier sur l’aéronautique et un dossier sur le tourisme, avec 10 articles sur 10 écrits exclusivement par des mineurs.

Par voie de conséquence, deux tiers des X ne sont pas abonnés, ce taux monte à 92 % pour les promos 2000 et suivantes, l’âge moyen des lecteurs augmente et le nombre total d’abonnés diminue inexorablement d’année en année, sans être compensé par la montée en puissance de la version électronique, d’excellente qualité au demeurant.

Moi, président de l’AX, je veillerai à ce que la mission du comité éditorial de la Jaune et la Rouge soit précisée afin de faire de cette revue la revue des polytechniciens avec des articles écrits de préférence par des polytechniciens et portant sur des sujets qui intéressent des polytechniciens ou qui décrivent leur action. Je veillerai à ce que ses délais de publication soient raccourcis, notamment pour les dernières informations susceptibles d’intéresser la communauté polytechnicienne, que le courrier des lecteurs y soit développé, que la censure ne s’y exerce qu’exceptionnellement et à bon escient et qu’une stratégie globale papier-électronique soit élaborée.

Calendrier

Moi, président de l’AX, je ferai ce que j’ai dit et je le ferai en deux ans, pas un de plus, car je serai frappé dans 2 ans par la limite d’âge en vertu des nouveaux statuts.

Si je suis élu, je proposerai au conseil de convoquer à l’automne 2013 une assemblée générale extraordinaire pour approuver ce plan et procéder à la modification corrélative des statuts et du règlement intérieur de l’association sur la base d’un projet précis qui sera élaboré par un comité de 12 sages. L’assemblée annuelle du printemps 2014 sera précédée d’un appel à candidatures destiné à renouveler la totalité du conseil sur la base des nouveaux textes régissant l’AX.

Si, par extraordinaire, le conseil refusait de convoquer l’assemblée extraordinaire, il pourrait être fait appel à l’article 8 des statuts qui stipule que l’assemblée peut être convoquée à la demande du quart des membres titulaires ou stagiaires de l’association.