UNE MONTAGNE QUI ACCOUCHE D’UNE SOURIS !

Résumé des chapitres précédents.

Nommé président en juin dernier par un conseil élu de manière contestable par une assemblée tenue de manière contestable, Marwan Lahoud reconnait qu’il faut changer la gouvernance pour aller « vers plus de transparence, de représentativité et de démocratie » mais convoque en catastrophe une assemblée le 25 mars, confondant vitesse et précipitation !

Des anomalies en cascade

La convocation papier, seule à faire foi jusqu’à preuve du contraire, n’indique pas l’heure de l’assemblée. Mais ce n’est pas la seule anomalie de cet OJNI (objet juridique non identifié).

  • En tête se trouve la mention « assemblée générale extraordinaire ». Mais à l’intérieur, on comprend qu’il s’agit en fait d’une assemblée ordinaire convoquée en vertu de l’article 8 des statuts, ce qui est différent d’une assemblée extraordinaire sur le plan du quorum.
  • Cette assemblée est convoquée pour décider notamment d’une modification de 2 articles du règlement intérieur (RI) et notamment de la création d’un comité de recrutement. Or, selon le Conseil d’Etat, la création de comités ou commissions ne peut être autorisée que par les statuts.
  • Les statuts prévoient que l’on peut donner un pouvoir si on ne peut participer à une AG. Or aucune formule de pouvoir n’est jointe à la convocation. Seuls les présents pourront donc participer au vote sauf si des astucieux se débrouillent pour fabriquer leur modèle.
  • En revanche, deux bulletins de vote par correspondance (vpc) sont joints, portant les mentions « Pour » et « Contre », ainsi que deux enveloppes, alors que les statuts réservent expressément le vpc à l’élection des membres du conseil et à la modification des statuts. Ces bulletins ne serviront donc à rien.
  • Le comité de recrutement, dont le président pressenti m’a curieusement proposé d’être membre, a déjà commencé ses consultations alors même que sa création n’a pas été approuvée et que certains camarades se demandent s’il faut créer un tel comité et faire un tri entre les candidats.
  • J’ai décliné cette proposition parce que je pense qu’il n’est pas nécessaire de créer un comité ayant pignon sur rue pour chercher des candidats valables. Je passe sur le fait que sa charte prévoit de mettre à la trappe les promotions de la 34 à la 65, qui représentent quand même 38 pages de la Bible !
  • L’assemblée ordinaire étant prévue en juin, la nécessité de réunir toutes affaires cessantes une assemblée spéciale 3 mois avant n’est pas évidente, d’autant plus que les modifications du RI ne peuvent être mises en œuvre qu’après approbation par le ministère de l’intérieur, qui prend son temps.
  • Celui-ci risque de retoquer cette mini-réforme car elle ne tient pas compte des lignes directrices concernant la gouvernance des associations reconnues d’utilité publique, publiées le 6 août 2018 par le ministère de l’intérieur, qui a fait l’effort de publier un Règlement Intérieur type
  • Il aurait pourtant été facile de promouvoir une révision d’ensemble du RI si le Conseil s’était appuyé sur les travaux du groupe de travail animé par Pierre Seguin (X 73), constitué en 2014 par l’antépénultième président qui m’avait fait l’honneur de me confier le chapitre sur l’élection des membres du CA !
  • Mais, ultime anomalie de cette procédure qui n’en manque pas, les membres du Conseil ont reçu le texte des documents soumis à l’assemblée en même temps que le cocon lambda. Je mets au défi le Délégué général de publier le compte-rendu de la séance du CA qui aurait dû les approuver en vertu de l’article 8 des statuts !
  • Attaquée de tous côtés, la communauté polytechnicienne n’a pas besoin d’en rajouter en se lançant dans ce mini-projet de réforme qui ne peut qu’aboutir à un fiasco. J’espère donc que le conseil de l’AX annulera la réunion du 25 mars en arguant, afin d’éviter de perdre la face, du risque de la contagion du covid-19 et profitera des quelques semaines qui viennent pour organiser un vrai débat sur la réforme du RI et des statuts, qui sera soumise à la vraie AG prévue, sauf erreur, le 22 juin.
  • Ce serait encore mieux si l’ensemble des membres du conseil, reconnaissant qu’ils ont été mal élus, remettaient en bloc leur mandat à la disposition de l’assemblée de juin, à égalité avec les nouveaux candidats,en présentant comme les autres leur CV et leur lettre de motivation.

Un groupe « Débats » qui débat !

Près de 150 camarades, dont votre serviteur, échangent depuis des semaines sur le groupe Annonces et Débats sur différents sujets fort variés dont la réforme de l’AX. Tru Do Khac (79) dont un titre de gloire est d’être, avec moi, le seul membre de l’AX présent à la soi-disant AG du 26 juin en dehors des membres du CA, en fait de temps en temps la synthèse.

Une synthèse appréciée

Outre l’opportunité du comité de recrutement et impacts sur le règlement intérieur, 10 questions identifiées par l’intelligence collective du groupe Annonces et Débats (145 membres dont plusieurs membres du CA, 6 mois de débats en ligne sur l’évolution de l’AX)

1. disposer d’un vote électronique
2. disposer d’une facilité de téléprésence
3. mettre en place un dispositif de publication en ligne des CV et lettres de motivations des candidats
4. mettre en place un espace en ligne dédié aux débats sur l’évolution de l’AX
5. mettre en place et promotion d’ un espace en ligne officiel où les candidats puissent débattre entre eux et avec les membres
6. créer une cotisation de juin 2020 à décembre 2020.
7. désignation sur les prospectus des « candidats non retenus pas le conseil » : candidats « spontané »s [1], candidats « libres » [2], candidats alternatifs, candidats indépendants,…
8. l’organisation du prospectus (cf photo montage ci-dessous qui montre l’organisation actuelle)
9. organisation de l’espace numérique de présentation des lettres de motivations et CV (ségrégation, ou pas, des candidats dans des sous-espaces)
10. format et usage du bulletin de vote (article 3 du règlement intérieur)

Une cotisation d’essai

Le point 6 ci-dessus concerne la possibilité, que j’ai soumise en vain à Marwan, de créer une cotisation d’essai pour amener plus de camarades à voter à la prochaine AG et, accessoirement, à améliorer un peu les finances de l’association.

Contrairement à ce qu’en dit la délégation générale, nul besoin de modifier les statuts ou le RI pour créer une nouvelle catégorie de cotisation. Dès lors qu’elle ne dépasse pas le plafond fixé par l’AG, le conseil est habilité à le faire. N’y en a-t-il pas déjà une cinquantaine en fonction croisée de la nature du diplôme et de l’âge du capitaine ?

Mes cocons écrivent

Yvon Bastide (grosse kès 53 à vie) : j’avoue ne pas comprendre le maintien de candidatures « proposées par le conseil », disposition qui a peut-être, dans le passé, été introduite pour résoudre certains problèmes, mais qui me semble en contradiction profonde avec l’esprit même de la loi 1901 sur les associations : je ne comprends pas que tous les membres de l’association n’aient pas la possibilité de présenter leur candidature au conseil d’administration. Le fait d’introduire autrefois, de conserver actuellement, le principe de deux types de candidats, présentés ou libres, me semble être une discrimination que rien ne justifie dans le fonctionnement normal d’une association ; le fait qu’une seule option soit proposée est en soi une mauvaise solution car, en cas de rejet, c’est le fonctionnement précédent qui redevient de droit. Il me semble donc nécessaire de demander au Conseil de préparer plusieurs options (certaines abandonnant le principe des candidats recommandés) pour l’A.G. suivante. Dans l’immédiat, je voterai contre cette proposition mais, n’ayant pas l’intention de me rendre à Paris pour l’A.G.E., je souhaiterais que mon avis soit apporté par un délégué…

CMM (53) ajoute : …J’ai bien envie de voter Contre. Ce que nous propose le conseil n’est pas à la hauteur des dysfonctionnements constatés. Ce sont des modifications en trompe-l’oeil, pour que rien ne change. Il me semble que nous devrions exiger la démission immédiate et totale du conseil et de nouvelles élections. C’est ensuite que le nouveau conseil devrait soumettre au vote une modification de règlement intérieur bien plus radicale que celle qui est actuellement proposée…

Candidatures

L’article 2 du RI stipule que nul ne peut être candidat au CA s’il n’a pas payé ses deux dernières cotisations dans leur année d’exigibilité (art 2 du RI). En bon français, cela signifie que vous devez avoir payé la cotisation 2018 en 2018 et la cotisation 2019 en 2019. Une parenthèse ajoutée vicieusement au projet de modification qui nous est soumis (cotisation de l’année d’élection et de l’année précédente) remplace 2018 et 2019 par 2019 et 2020, ce qui remplace la contrainte de 2 années par une seule. Mais cette modification ne sera applicable que si elle est votée régulièrement et approuvée par le ministère de l’intérieur. Donc pas avant quelques années !

En attendant, le statu quo s’applique, y compris la nécessité pour les candidats non recommandés par le conseil de se faire appuyer par 40 parrains. Je n’ai pas été élu l’année dernière alors que 3 candidats officiels n’avaient pas été élus. Vous vous souviendrez que j’avais fait remarquer que l’un d’entre eux n’était pas à jour de sa cotisation et que passer outre risquait de tomber sous le coup du code pénal, nonobstant le grade et les décorations du contrevenant. Le CA, pour se venger, a rejeté mes 130 parrainages, dont celui de Marwan lui-même ! Pour cette année, subodorant un nouveau coup fourré et pas seulement la tentative de créer une limite d’âge qui frapperait 30 promotions, je m’y prends à l’avance et je sollicite votre parrainage.

Je précise que j’accepte tous les parrainages mais que l’AX n’accepte que ceux provenant de membres titulaires ou stagiaires, étant observé et que vous êtes radié d’office après deux ans de non-paiement de votre cotisation (art 4 des statuts et art 14 du RI). Sachant que la cotisation est exigible le 1er janvier et payable au plus tard le 28 février (art 13 du RI), je suppose qu’ont été radiés fin février ceux qui n’avaient pas payé la cotisation 2018. Vous pouvez donc me parrainer même si vous n’avez pas payé vos cotisations 2019 et 2020 ! Merci d’avance.

RECREATIONS 5

Gouvernance de l’AX

Le feuilleton continue et personne n’y comprend rien. Une AGE va être convoquée en mars pour changer la gouvernance mais l’AG de juin se tiendra selon les errements antérieurs si l’on en croit l’appel aux candidatures publié dans la Jaune et la Rouge de janvier pour remplir les 9 postes à pourvoir, sans aucune référence aux réformes envisagées.

 Alors pourquoi ne pas faire l’AGE en juin, en même temps que l’AGO ? Si toutefois on s’en remet à un message de Marwan au groupe Débats, un comité de recrutement sera désigné incessamment, avec 6 membres sous la haute présidence de Denis Ranque (X 70), président de la FX, qui serait chargé de trouver deux fois plus de candidats, soit 18, pour ouvrir le choix des électeurs. Mais ces candidats seront classés en 2 catégories, 9 recommandés par le conseil, comme d’hab et 9 pour lesquels on peut voter à la rigueur.  Enfin, il y aura toujours les candidats libres qui devront se faire parrainer par 40 camarades alors que les autres n’en auront pas besoin, puisque parrainés par les 25 membres du conseil sur proposition des 6 génies du comité de recrutement.

Les commentaires nombreux adressés à l’AX pour permettre un vote démocratique libre n’ont pas été écoutés. On ne peut pas faire confiance au peuple ! Pas plus que ma suggestion de créer une cotisation d’essai valable quelques mois, pour faire passer de 1.500 à 10.000 le nombre de votants et accessoirement renflouer les caisses de l’AX qui en a bien besoin.

Un nouveau cotisant ?

Philippe Georges (X 79), que je ne connais pas, m’a envoyé un message sympathique, que je reproduis avec son autorisation : « Cher Hubert, présentes-tu ta candidature à l’AG de l’AX ? Et vas-tu communiquer sur ce sujet ? Un argument (qui vaut ce qu’il vaut) est que je recommencerai à cotiser si tu es admis au conseil, par ton dynamisme, ta créativité et ton rayonnement. »  Cher Philippe, je te remercie mais je ne peux répondre tant que je ne connais pas la règle du jeu définitive.

L’équation du mérite

Derniers jours pour voir cette magnifique expo au Mus’X qui ferme ses portes le 31 janvier.

Plusieurs vies en une seule

Sous ce titre, ce sont les mémoires de Maurice Bernard (X 48), ingénieur général des Mines (ex Télécom), qui a notamment été directeur du CNET (78-81), de l’enseignement et de la recherche de l’X (83-90) et du laboratoire des musées de France (90-94). Un grand homme nous ouvre une petite lucarne pour éclairer le passé. Hémisphères Editions 402 p.

J’accuse

Chapeau à l’auteur anonyme de la recension du film de Polanski sur Dreyfus (X 1878) parue dans la Jaune et la Rouge de décembre. Je suis ravi d’en être indirectement responsable.

Mots croisés

Le magnifique livre sur le Paris des polytechniciens attend toujours le premier qui déchiffrera l’un des deux mots croisés de 1933 publiés dans les récréations précédentes.

Greta suite et fin

Vous avez été plus de 30 à demander à lire les 18 nouvelles sur Greta et la malédiction de la fée verte. Après notation par 18 membres du groupe X Littérature présidé par Jean Sousselier (X 58), le verdict est tombé : Jean-François Guilbert (X66), médaille d’or avec « La vengeance de la fée verte« , suivi de Stéphane Berrebi (X76), médaille d’argent avec « Courrier d’électeur » et de François-Xavier Martin (X63), médaille de bronze avec « Le drame de Bruxelles« . Votre serviteur, qui avait participé sous le numéro 4, est renvoyé dans ses buts : « Greta et la malédiction de la démographie » n’était pas une nouvelle.

La fille de l’air

Sachez que notre camarade Carlos Ghosn (X 74), héros de mangas, qui a fait la malle pour échapper aux méchants japonais, a bénéficié de l’appui discret mais efficace de l’AX qui, grâce à son nouveau système informatique, a cherché le camarade situé à l’intersection des groupes X Aéronautique et X Liban pour l’assurer que la communauté polytechnicienne croit à la présomption d’innocence.

Cotisations

Dans ce domaine, l’informatique de l’AX n’a pas été très à la hauteur, qui  a écrit aux non-cotisants pour leur proposer de cotiser, ce qui est judicieux mis a arrosé aussi des cotisants dont Marwan qui a reconnu s’être écrit à lui-même alors qu’il est à jour depuis sa sortie de l’Ecole ou votre serviteur qui est à la fois perpétuel et volontaire et prélevé automatiquement depuis plus de 5 décennies. Résultat : il parait que le conseil de mars me nommera membre bienfaiteur !

Un de mes cocons, dont je tairai le nom par discrétion, a répondu plus violemment que moi à la  circulaire signée Marwan: « Tu te f… de moi ! J’ai payé en 1955 pour être sociétaire à vie et n’ai plus jamais versé un sou. Au surplus, vos actions c’est du baratin. La seule chose utile que vous pourriez faire, et que vous ne faites pas, serait de protester contre la scandaleuse politique énergétique, anti-nucléaire, de l’actuel Gouvernement. Une honte pour tout ingénieur digne de ce nom. Je suis complètement solidaire avec mon maj, Hubert Lévy-Lambert, qui a cherché à nettoyer ces écuries d’Augias que sont devenus les dirigeants autoproclamés   de l’AX, inefficaces et flagorneurs. »

Encore Audrey !

Philippe Georges (X 79), cité plus haut, vous recommande d’y aller : « Quelle émotion de voir surgir devant nous, vivante, pétillante et délicieuse, Audrey Hepburn, venue nous conter avec sa grâce, son élégance et sa légèreté les grandes lignes de sa vie par le chant, la danse et des personnages variés qu’elle incarne tour à tour, seule sur scène.

Et de découvrir, derrière le glamour et l’insouciance apparente, des souffrances, des fêlures, ou des échecs de sa prime enfance, et un pathos partagé avec sa compatriote Anne Franck pendant la guerre, qui l’inspirera par la suite.

Dans lesquels elle puisera cette force, cette empathie, cette volonté d’être utile aux autres, d’apporter de l’amour aux enfants, de la beauté et du rêve aux spectateurs.

La pièce virevolte dans un subtil équilibre entre légèreté et gravité, distillant par touches intimistes des réflexions sur la vie, l’amour ou la beauté, tout en pinçant délicatement toutes les cordes de notre sensibilité.

Nul doute que la remarquable interprète, Gala Vinogradova, puise dans son parcours personnel et une évidente résonance pour ressusciter avec autant de finesse et de bonheur une icône plus complexe que les apparences ne le laissaient supposer.

Une superbe leçon de vie, d’élégance et d’empathie à partager jusqu’à 7 mars, au théâtre le passage vers les étoiles ». Tous les samedis à 15 h 30, 17 cité Joly Paris 11ème

Bonne année 2020 et à bientôt pour de nouvelles récréations.       Hubert Lévy-Lambert

GRETA ET LA MALEDICTION DE LA FEE VERTE

Dans ce quatrième numéro de récréations polytechniciennes, en attendant avec toujours plus d’impatience mêlée d’inquiétude des infos sur le grand Soir AXien annoncé par Marwan, ci-après un peu de lecture pour meubler vos veillées, avec mes meilleurs vœux pour 2020.

Encore Greta !

Je vous ai informé du succès du concours de nouvelles organisé par X Mines Auteurs (XMA), qui a obtenu 18 réponses, un record, sur le thème – censuré par la lettre mensuelle de l’AX car jugé trop sulfureux – de Greta et la malédiction de la fée verte.

Jean Sousselier (58), président de XMA, m’a autorisé 1) à diffuser ces 18 nouvelles 2) à vous proposer de les noter afin de comparer vos avis à ceux des membres de XMA.

En voici les titres :

  • Le printemps des enfants
  • Au café
  • On apprend à tout âge
  • Greta et la malédiction de la démographie
  • Courrier d’électeur
  • Greta, Gilda, Rita, Nina
  • La ptite Anick et la malédiction de Greta Iceberg
  • Fée verte, l’avenir de l’homme
  • La rigole meudonnaise
  • La guerre froide n’est plus ce qu’elle était
  • Un improbable choc
  • Le drame de Bruxelles
  • La croisade de la fée verte
  • La vengeance de la fée verte
  • Une formation à risques
  • La chute du temple
  • Viens avec moi
  • Les absinthes ont toujours tort

Comme ces nouvelles sont protégées par le droit d’auteur, j’en enverrai les textes individuellement à chacun de ceux qui me le demanderont. Ne vous inquiétez pas, elles sont très courtes !

Demandez vite les nouvelles et envoyez vite vos notes (de zéro à 10). Notez que vous n’êtes pas obligé de noter chacune des 18 noyvelles mais il me faut vos notes avant le 20 janvier. Merci d’avance.

Encore Audrey !

Et toujours, si vous n’avez pas encore vu la sublime Gala Vinogradova (D 2011) dans le journal d’Audrey Hepburn, tous les samedis à 15 h 30 au Passage vers les Etoiles, 17 cité Joly (75011), courez-y vite et réservez en ligne sur http://www.lepassageverslesetoiles.com/reserver/130-le-journal-daudrey

Avec mes meilleurs vœux pour 2020, pour vous et votre famille ainsi que pour la famille polytechnicienne et, bien sûr, pour la France et l’Europe.

Hubert Lévy-Lambert

RECREATIONS POLYTECHNICIENNES numéro 3

L’insoutenable suspense créé par l’attente des révélations de Marwan sur le Grand soir que l’AX serait en train de nous préparer se poursuit.

En attendant d’en savoir plus, ci-après quelques nouvelles récréations.

Avec tous mes vœux pour Hanoucca, Noël et le Nouvel an.

L’équation du mérite

Tel est le thème de la deuxième exposition temporaire du Mus’X qui a remplacé au printemps dernier l’expo d’ouverture consacrée à Monge. Vous pouvez visiter cette magnifique expo jusqu’au 7 février, tous les jours sauf le dimanche. Vous y trouverez une remarquable plaquette explicative et vous saurez enfin pourquoi notre Ecole s’appelle « X » ! Cliquez pour plus de détails sur L’équation du mérite.

Les trésors de la Bibliothèque de l’X

A partir d’avril et jusqu’à la fin de 2020,  la troisième expo du Mus’X sera consacrée aux Trésors de la bibliothèque. Cette exposition fait suite à la publication du livre co-édité par le Ministère des armées et les éditions Pierre de Taillac, qui a bénéficié de très bonnes recensions dans Le Monde ou Le Point : 100 trésors des bibliothèques militaires.

Mots croisés

Voici un nouveau mot croisé issu du journal de la campagne de kès de 1934. Envoyez-moi le mot secret et le code et vous aurez un cadeau polytechnicien.

Equation du mérite.jpg

Je n’ai pas encore reçu la solution du mot croisé numéro 1 (https://dallax.blog/2019/12/14/recreations-polytechniciennes/). Vous pouvez encore tenter votre chance. Le premier qui enverra la bonne solution  du numéro 1 ou du numéro 2 recevra un magnifique livre sur le Paris des polytechniciens, des ingénieurs dans la ville (Action artistique de Paris, 1997, 300 p A4), élaboré pour le bicentenaire de l’X en 1994, avec une préface de Jacques Chirac et de Christian Marbach (56).

Paris des X.jpg

Le journal d’Audrey

Samedi dernier, la sublime Gala Vinogradova (D 2011) a joué le journal d’Audrey Hepburn presque à guichets fermés. Pour voir samedi prochain cette Xette descendue spécialement du Daguestan pour nous divertir, réservez sans attendre sur http://www.lepassageverslesetoiles.com/reserver/130-le-journal-daudrey

mot croisé 2 avec code.png

Bonnes fêtes !

Hubert Lévy-Lambert

RECREATIONS POLYTECHNICIENNES numéro 2

Devant l’intérêt suscité par le précédent numéro, et en attendant les révélations fracassantes annoncées par Marwan sur le Grand soir que l’AX nous prépare en matière de gouvernance, ci-après quelques nouvelles récréations et informations d’intérêt général.

La rage de lire

Tel était le slogan du Point gamma de 1954. Encore aujourd’hui, malgré le développement des réseaux sociaux, les X continuent à lire et à écrire. Témoin le succès du concours de nouvelles organisé par X Mines Auteurs (XMA), sous la houlette de Jean Sousselier (58), qui a obtenu 18 réponses sur le thème – qu’Yves Demay a refusé d’annoncer dans la lettre mensuelle de l’AX car jugé trop sulfureux – de Greta et la malédiction de la fée verte.

Témoin aussi le succès du salon du livre polytechnicien créé par votre serviteur lors du grand magnan de 2013, poursuivi quelques années ensuite puis passé à la trappe à la suite de la prise de contrôle par l’AX du grand magnan, hélas en état de mort cérébrale.

Citons enfin La stupidité humaine (BoD 2019, 83 p), où Philippe Bonnamy (61), l’un des fondateurs du groupe XMA, en faisant des parallèles osés avec des lois aussi variées que celles de l’économie, de la thermodynamique ou de la relativité, reprend les 5 lois fondamentales édictées il y a un demi-siècle par Carlo Maria Cipolla et en ajoute une sixième à sa façon. Il serait stupide d’essayer de résumer ce livre, aussi je me bornerai à citer un exemple de stupidité cité par Bonnamy : les clients de Madoff, auxquels je crois qu’on peut rattacher ceux qui croient que la retraite par répartition, même amendée par Macron, permettra aux jeunes Français d’avoir une retraite convenable et ceux qui, comme Bonnamy, croient qu’on peut bénéficier des services de l’AX sans payer la moindre cotisation, que j’appellerai « coti-phobistes« .

Rubrique musicale

Je donne volontiers acte à Marc Darmon (83) que j’apprécie beaucoup sa rubrique mensuelle de la Jaune et la Rouge, même s’il semble que l’on puisse y avoir une rubrique tout en étant coti-phobiste. Je regrette simplement que le cinéma n’ait pas autant de place dans cette revue qu’il mériterait, eu égard au temps que les X consacrent respectivement aux quatrième art et au septième…

Rubrique cinéma

Philippe Georges (79), un autre coti-phobiste, il semble que je les attire, rappelle que Le dernier samouraï, film américain de 2003 avec Tom Cruise https://www.youtube.com/watch?v=V1g2Us79n9M s’est inspiré de la carrière mouvementée de Jules Brunet (X 1857)  https://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Brunet

Mais Pierre Couveinhes (70), président de la Sabix, rappelle que la carrière de Brunet est résumée au chapitre 72 de Portraits de polytechniciens (Sabix, 2015, 368 p), écrit par Christian Marbach (56), illustré par Claude Gondard (65), préfacé par Gaspard Monge et recensé par votre serviteur (double cotisant, perpétuel et annuel) dans la Jaune et la Rouge de juin-juillet 2016 sous la signature de François Arago (1803).

Rubrique théatre

Pour être certain de voir la sublime Gala Vinogradova (D 2011) dans le journal d’Audrey Hepburn samedi prochain malgré les grèves, réservez en ligne sans attendre sur http://www.lepassageverslesetoiles.com/reserver/130-le-journal-daudrey

Galina.jpg

RECREATIONS POLYTECHNICIENNES

Compte tenu des échos très favorables que j’ai reçus à la suite de la publication de ma recension du film de Roman Polanski sur l’Affaire Dreyfus, j’ai pensé opportun de poursuivre ma chronique avec quelques autres sujets susceptibles de vous divertir.

A ceux qui se demandent où en sont mes démêlés avec le conseil de l’AX, je crois savoir qu’une grande réforme va bientôt vous être proposée. En reprenant les termes exacts d’une de mes gorges profondes, il s’agirait d’une usine à gaz qui aura pour effet de vous amener à voter, via un processus alambiqué, pour les candidats que les princes qui nous gouvernent auront jugés les plus aptes à siéger au conseil. Vous verrez qu’on change tout pour ne rien changer ! Ma suggestion de s’en remettre démocratiquement au choix des électeurs a été balayée sans discussion, ainsi que celle de décupler le nombre d’électeurs (moins de 5 % actuellement) en créant une cotisation d’essai d’un montant modique et en remettant en jeu tous les sièges de membres du conseil. Je vous en dirai plus le moment venu.

Le journal d’Audrey

Sous ce titre se cache une pièce de théâtre jouée avec maëstria par notre camarade Galina Vinogradova (D 2011) au théâtre « Le passage dans les Etoiles », 17 cité Joly (Paris 11ème), tel 09 50 00 60 17, tous les samedis à 15 h 30 jusqu’au 7 mars, y compris les 21 et 28 décembre, nonobstant les grèves. Telle un Fregoli à jupons et seule sur la scène, Gala nous ravit pendant 1 h 10 avec de nombreuses métamorphoses qui la mettent notamment dans la peau d’Audrey Hepburn, la grande actrice, et dans celle d’Anne Frank, la pauvre victime des nazis, et nous comprenons progressivement que ces deux femmes, aux destins fort éloignés, avaient finalement beaucoup de points communs.

Courez-y ! Cela ne vous coûtera que 15 € jusqu’à la fin de l’année (encore moins si vous êtes retraité ou si vous vous prénommez Audrey !). Et vous verrez qu’on peut être Xette mathématicienne et avoir de grands talents d’écrivain, metteur en scène, actrice et chanteuse !!

Le chant du loup

Puiqu’il n’y a pas de rubrique filmographique dans la Jaune et la Rouge, je signale à ceux qui ont raté ce film de notre camarade Antonin Baudry (X 94) lors de sa sortie en salles en début d’année, que son dernier film « Le chant du loup », qui raconte l’histoire d’une oreille d’or dans un sous-marin, est maintenant disponible en ligne ou en DVD pour le prix modique de 3,99 €.

Je vous rappelle que notre camarade Baudry, ancien diplomate, est l’immortel auteur, sous le pseudonyme d’Abel Lanzac, de la BD « Quai d’Orsay » (2010-11, le film en 2013) qui relate avec humour la préparation de l’inoubliable discours de Dominique de Villepin de février 2003 aux Nations Unies contre l’élimination de Saddam Hussein. Certains regrettent que personne n’ait fait de même quand il s’est agi d’éliminer Kadhafi…

Mots croisés polytechniciens

J’ai proposé il y a quelques années de créer une rubrique « Mots croisés » dans la Jaune et la Rouge, Cela m’a été refusé sans doute parce que c’est ringard. Qu’en disent les lecteurs ? Lisent-ils plus la rubrique musicale ou la rubrique discographique ? Veulent-ils une rubrique filmographique ? Un courrier des lecteurs ?

Alors voici un mot croisé polytechnicien paru dans le journal de la campagne de kès de 1934. Le dernier survivant de cette campagne, qui me l’a remis en mains propres, était Jean Panhard, grosse caisse de la 33,  (le P de ATP), dernier survivant de sa promo, hélas décédé récemment en emportant le secret dans sa tombe mais j’ai réussi à le déchiffrer. Un cadeau polytechnicien pour le premier qui m’enverra la solution sous forme du mot secret, un mot X bien sûr, et de son code à 6 chiffres.

mots croisés 1 avec code.png

J accuse …

J’accuse, film de Roman Polanski

Ayant écrit un article sur les X et l’Affaire Dreyfus dans la J et la R de janvier 1995, j’ai proposé à la rédaction de faire une recension du film de Roman Polanski sur cette Affaire (Gaumont, 2019, 2 h 12). J’ai cru bon de reprendre l’Affaire sur le plan chronologique et de faire apparaître le rôle qu‘y ont joué des polytechniciens.

Mais le rédacteur en chef m’écrit : « nous ne sommes pas sur la même  longueur d’onde. J’attendais une recension du film, et tu m’envoies un pensum (fort intéressant au demeurant) sur l’affaire Dreyfus, le film n’étant évoqué que tout à fait in fine, et de manière très succincte. Je pense qu’il faut surtout parler du film, et fortement réduire le rappel de l’affaire, supposée bien connue. « 

Ma réponse est que je ne pense pas intéressant de raconter la rivalité entre Picquart et Henry, la syphilis de Sandherr, la décrépitude des bâtiments de la section de statistique ou les relations amoureuses de Picquart. Polanski le fait très bien et je ne veux pas gâcher le plaisir des lecteurs qui iront voir le film. 

Je vous laisse juge

Dreyfus est né en 1859 à Mulhouse. Il est reçu à l’X 182ème sur 236 en 1878. Il en sort 128ème  et choisit l’artillerie. Très bien noté, il est nommé capitaine en 1889 et entre en 1890 à  l’École de guerre, dont il sort 9ème sur 81 avec la mention très bien. Il est alors affecté à l’état-major.

En septembre 1894, le service de renseignements (dit « section de statistiques »), dirigé par le lt-colonel Sandherr, intercepte un « bordereau » faisant état de l’envoi de documents secrets à l’attaché militaire allemand von Schwartzkoppen. Une brève enquête menée par le commandant du Paty de Clam aboutit à l’arrestation de Dreyfus.

Après une instruction bâclée, Dreyfus est déféré le 19 décembre 1894 au Conseil de guerre qui décide de le juger à huis clos. La seule pièce à conviction est le « bordereau ». Suivant des raisonnements tortueux, Bertillon, inventeur de l’anthropométrie, qui se pique de graphologie, y reconnaît la main de Dreyfus. Malgré ses dénégations, l’absence de preuves et l’absence de mobiles, Dreyfus est condamné à l’unanimité le 22 décembre 1894 à la déportation à vie dans une enceinte fortifiée. Il est dégradé le 5 janvier 1895 dans la grande cour de l’École militaire puis déporté à l’île du Diable, au large de la Guyane. On apprendra plus tard que la conviction des juges a été obtenue grâce à un dossier secret non communiqué à la défense, produit par le général Mercier (52), ministre de la Guerre.

En mars 1896, le service de renseignements français intercepte un télégramme (alors appelé « petit bleu« ), adressé par l’attaché militaire allemand au commandant Esterhazy. Après une enquête approfondie, le colonel Picquart, successeur de Sandherr, acquiert en septembre la conviction que le bordereau qui a fait condamner Dreyfus est de la main d’Esterhazy.

Immédiatement informés, les généraux Gonse, sous-chef d’état-major et de Boisdeffre, chef d’état-major, demandent à Picquart, pour ne pas porter atteinte au moral de l’armée, de ne pas divulguer sa découverte. Ils le font muter dans l’Est de la France puis en Tunisie. Après s’en être ouvert au général Nismes (54) qui lui conseille de « faire le mort », Picquart, dont l’honneur est attaqué et qui craint pour sa vie, se confie sous le sceau du secret en juin 1897 à un avocat de ses amis, Me Leblois qui en informe le vice-président du Sénat, Scheurer-Kestner, lequel en parle en octobre au nouveau président de la République Félix Faure, au président du Conseil Méline, au garde des Sceaux Darlan et au ministre de la Guerre, le général Billot. Aucun n’accepte d’intervenir.

Animé par le frère du condamné, Mathieu, le « frère admirable » et par un jeune écrivain libertaire, Bernard Lazare, le « premier qui s’est levé« , un mouvement d’opinion commence toutefois à se dessiner en faveur de la révision du procès Dreyfus. A sa tête se trouvent des hommes politiques comme Léon Blum, Clemenceau, rédacteur en chef de l’Aurore, Guyot, directeur du Siècle, Jaurès, Pressensé, le député Reinach ou le sénateur Trarieux, ancien garde des Sceaux et surtout des « intellectuels » comme Victor Basch, Duclaux, directeur de l’Institut Pasteur, Anatole France, Grimaux, professeur à l’X, Herr, bibliothécaire et  » gourou  » de Normale, Lévy-Bruhl, Octave Mirbeau, Gabriel Monod, le chartiste Viollet, Péguy, Prévost (82) et Emile Zola. Cela n’empêche pas Esterhazy d’être acquitté à l’unanimité le 11 janvier 1898 par le Conseil de guerre.

Pour forcer la Justice à rouvrir le dossier, Emile Zola publie alors sur la première page de l’Aurore du 13 janvier une lettre ouverte à Félix Faure. Cet article, intitulé « J’accuse…! », lui vaut d’être condamné par les Assises de Paris puis, après cassation, par les Assises de Versailles, à un an de prison pour diffamation. Il s’enfuit en Angleterre pour éviter la prison. Mais le procès a un immense retentissement en France et à l’étranger.

Pour faire bonne mesure, Picquart est également condamné à la prison ferme et chassé de l’armée pour avoir divulgué des informations sur la culpabilité d’Esterhazy, considérées comme « documents secrets intéressant la Défense nationale« .

Après le procès, viennent les vengeances. C’est ainsi que Grimaux, professeur de chimie à l’X, est mis en disponibilité pour avoir témoigné au procès Zola ou que le lieutenant  Chaplin (87) est mis en non-activité pour avoir écrit une lettre de félicitations à Zola. C’est dans ce contexte qu’est fondée la Ligue des droits de l’homme par Trarieux, Guyot, Reinach et Scheurer-Kestner.

Le 7 juillet 1898, Godefroy Cavaignac (72), nouveau ministre de la Guerre, farouchement opposé à la révision, lit à la Chambre des députés une lettre de l’attaché militaire italien Panizzardi à son homologue allemand von Schwartzkoppen, censée établir la culpabilité de Dreyfus. Mais le commandant Cuignet découvre peu après que ce document est un faux grossier. Le commandant Henry reconnaît en être l’auteur et se suicide le 31 août 1898, cependant que le général de Boisdeffre démissionne.

Brisson, qui a succédé en juin à l’antidreyfusard Méline, accepte alors de transmettre a la Cour de cassation la requête en révision du procès Dreyfus, établie par Lucie Dreyfus assistée de Me Henry Mornard. Hostile envers et contre tout à la révision, Cavaignac démissionne le 3 septembre. Il est remplacé par le général Zurlinden (56) qui démissionne douze jours plus tard et est remplacé par le général Chanoine qui fera de même un mois plus tard, entraînant la chute du gouvernement Brisson qui est remplacé par Dupuy, avec Freycinet (46) ministre de la Guerre.

Pendant ce temps, les antidreyfusards ne restent pas inactifs. La Ligue de la Patrie française est fondée en décembre 1898 par François Coppée, Maurice Barrès, Ferdinand Brunetière et Jules Lemaitre, pour faire pièce à la Ligue des Droits de l’homme, cependant qu’une souscription ouverte en faveur de la famille de Henry, dite « monument Henry« , recueille un très grand succès.

Après Grimaux, un autre professeur de l’X, George Duruy, professeur d’histoire et littérature, écrit des articles « Pour la justice et pour l’armée » dans le Figaro en avril 1899. Il est aussitôt suspendu par le général Toulza (57), commandant l’École. Après une interpellation de Freycinet à la Chambre par Gouzy (52), il sera réintégré par Krantz (68), nouveau ministre de la Guerre.

Au terme de longs débats et après que la Chambre criminelle, jugée trop favorable à Dreyfus, ait été dessaisie par une loi rétroactive, le jugement de 1894 est annulé le 3 juin 1899 par la Cour de cassation, toutes chambres réunies. Dreyfus est rapatrié de l’île du Diable pour être rejugé par le Conseil de guerre de Rennes, cependant que Picquart est remis en liberté et que Zola rentre d’exil.

Contrairement à 1894, le Conseil de guerre est composé uniquement d’X, sous la présidence du colonel Jouaust (58). Les « antidreyfusards » sont venus en force témoigner à la suite du général Mercier (52), comme le général Deloye (56), directeur de l’artillerie, le général de Dionne (47), directeur de l’École de guerre ou le lieutenant-colonel Jeannel (68).

Du côté de la défense, assurée par Mes Edgard Demange et Fernand Labori, qui sera victime d’un attentat, se trouvent également de nombreux X parmi lesquels Andrade (76), professeur à la faculté des sciences de Montpellier; Bernard (82), ingénieur au corps des Mines ; le lieutenant Brunot (77), les chefs d’escadron Ducros (73), Galopin (71), Hartmann (72); l’ancien capitaine Gaston Moch (78), Henri Poincaré (73), professeur à l’X, le général (cr) Sebert (58).

Alors qu’Esterhazy, enfui à l’étranger, a reconnu être l’auteur du  » bordereau « , l’essentiel de l’accusation repose toujours sur la thèse de Bertillon qui affirme que le bordereau est une pièce auto-forgée par Dreyfus, qui aurait contrefait sa propre écriture ! Cette thèse est réfutée notamment par Bernard (82) et Poincaré (73).

Il n’y a pas d’autres preuves. Dreyfus est néanmoins déclaré coupable le 9 septembre 1899, avec des circonstances atténuantes (sic) et condamné à dix ans de détention. Toutefois, deux juges sur sept ont voté pour l’innocence de Dreyfus, dont le président Jouaust (58) et de Bréon (66).

Après le procès, encore les vengeances. Ainsi, Jouaust (58) est mis aussitôt à la retraite; Andrade (76) est blâmé et suspendu pour avoir accusé le général de Boisdeffre de faux témoignage.

Épuisé tant physiquement que moralement par quatre ans et demi de détention dans des conditions très dures, Dreyfus décide de ne pas faire appel et accepte en septembre 1899 la grâce que lui octroie le président de la République Emile Loubet, qui vient de succéder à l’anti-dreyfusard Félix Faure.

Pour tenter d’apaiser les esprits, le président du Conseil Waldeck-Rousseau, qui a succédé en juin 1899 à Dupuy, met en chantier une loi d’amnistie. Cette loi, qui n’est votée qu’en décembre 1900, renvoie dos à dos faussaires et héros, en amnistiant tous les crimes et délits liés à l’affaire Dreyfus.

Nommé à la Guerre en mai 1900, le général André (57), républicain anticlérical, procède aussitôt à une épuration de l’armée. Les généraux Delanne (62), chef d’état-major général et Jamont (50), général en chef en temps de guerre, sont relevés de leurs fonctions. André essaie à plusieurs reprises de faire réintégrer Picquart, mais les esprits sont encore trop échauffés. Il faudra l’avènement en juin 1902 du gouvernement anticlérical du « petit père Combes » pour que l’idée d’une deuxième révision soit acceptée. En 1903, après une série d’interventions de Jaurès à la Chambre, le ministre André confie une enquête préliminaire au commandant Targe (85) qui confirme que le dossier de Rennes comprenait des « témoignages suspects » et des « pièces matériellement altérées ».

Saisie par le garde des Sceaux, la Cour de cassation accepte en mars 1904, pour faits nouveaux, la révision du procès de Rennes. Son enquête durera encore deux ans et verra partisans et adversaires de Dreyfus s’affronter à nouveau vivement sur la question de l’identité du scripteur du bordereau. Painlevé, professeur à l’X, Molinier, professeur à l’École des chartes et Bernard (82) démontrent que Dreyfus n’a pas pu écrire le bordereau. Leur thèse sera réfutée par Jordan (55), professeur d’analyse à l’X.

Une commission composée de trois académiciens, Paul Appell, Jean-Gaston Darboux et Henri Poincaré (73) nommée par la Cour en avril 1905 pour départager les experts en écriture, conclut à la mise hors de cause de Dreyfus. Toute la démonstration de Bertillon est définitivement démolie. Celui-ci sera néanmoins honoré jusqu’à la fin de ses jours et même après, puisqu’une salle de la préfecture de police porte encore son nom aujourd’hui !

Une autre commission est constituée en mai 1904 par le général André à la demande de la Cour pour examiner les questions techniques du bordereau. Elle est composée de quatre généraux polytechniciens : Balaman (58), ancien président du comité technique de l’artillerie, président, Villien (63), inspecteur des fabrications de l’artillerie, Brun (67), commandant l’École de guerre et Séard (54), ancien directeur de l’École de pyrotechnie. Cette commission conclut également à la mise hors de cause de Dreyfus.

Après de nombreux rebondissements, dont la condamnation pour divulgation de documents du capitaine Fritsch (85) par un conseil d’enquête présidé par le général Joffre (69) et le procès de Dautriche, officier d’administration au service des renseignements et de plusieurs officiers supérieurs, la Cour de cassation décide le 12 juillet 1906, toutes chambres réunies, de casser le procès de Rennes sans renvoi. Dreyfus est aussitôt réintégré comme chef d’escadron dans l’armée et est décoré de la Légion d’honneur dans une cour de l’École militaire, non loin de l’endroit où il avait été dégradé onze ans auparavant.

Il prend sa retraite peu après, mais reprendra du service comme lieutenant-colonel pendant la guerre de 1914-1918. Il mourra en 1935, sans jamais s’être moralement remis d’une affaire dont il avait été le héros malgré lui et qui l’avait singulièrement dépassé. Réhabilité en même temps que Dreyfus, Picquart est nommé général en 1906. Il sera ministre de la Guerre du cabinet Clemenceau de 1906 à 1909.

L’intérêt de ce film est de montrer comment Picquart, bien qu’antisémite notoire, a tenu, au nom de l’honneur de l’Armée, à défendre Dreyfus. Ils ne se voient que 2 fois dans le film : au début, Polanski imagine qu’il explique à Dreyfus pourquoi il est le seul à l’avoir mal noté à l’Ecole de guerre. A la fin, il imagine qu’il éconduit Dreyfus venu lui demander un avancement rétroactif.

Picquart est excellemment joué par Jean Dujardin. Il faut voir ce film !

Hubert Lévy-Lambert (1953)

DallAX Quinzième épisode : se relever et repartir de plus belle…

Rappel des épisodes précédents

Malgré plusieurs tentatives de recherche d’un accord amiable, l’AX refuse de reconnaitre que l’AG du 26 juin était irrégulière. A notre grand regret, nous avons donc dû soumettre le litige à la Justice. Et ce n’est pas pour avoir un siège dans le conseil mais pour en permettre une véritable réforme qui ne peut venir de l’intérieur. D’ailleurs, comme si de rien n’était, l’AX concocte en privé une réforme pour changer sa gouvernance sans que rien ne change, avec un comité des nominations chargé, comme en Iran, de séparer le bon grain de l’ivraie ! Pendant ce temps, de plus en plus de camarades se demandent quelle est la légitimité de représentants élus par 4 % du corps électoral et sur une liste unique. Opportunément, le dernier numéro de la Jaune et la Rouge donne de judicieux conseils aux entreprises en difficulté !

Pour se relever et repartir de plus belle…

Le numéro de la Jaune et la Rouge d’octobre contient de nombreux articles instructifs, notamment dans le supplément intitulé « Retournement et redressement d’entreprise ». On y trouve notamment page 40 un conseil (intéressé !) d’Eric de Bettignies (89) intitulé « Pour se relever et repartir de plus belle, il faut se transformer ». On ne saurait trop recommander aux administrateurs de l’AX de le lire et de le méditer, afin de ne pas se contenter d’une réforme en trompe l’œil, consistant à remplacer la sélection des candidats par le conseil par une sélection par un comité nommé par le conseil…

Une vie d’influence

Bernard Esambert (54), président du conseil d’administration de l’X de 1985 à 1993, a bien voulu venir à la réunion annuelle de la promo 53 pour parler de sa longue carrière multiforme, qu’il a décrite dans Une vie d’influence (Flammarion 2013, 544 p).  Il nous a notamment expliqué que son action exceptionnelle pour la modernisation de l’Ecole et son ouverture à l’international avait commencé par une démission « volontaire » de l’ensemble des membres du conseil d’administration de l’X, suivie de son renouvellement intégral. Puissent les administrateurs actuels de l’AX méditer cet exemple s’ils ne veulent pas rester dans l’histoire comme ceux qui se sont accrochés à leur poste, tout en reconnaissant qu’ils étaient mal élus et que l’AX était en grande difficulté. Mais peut-être craignent-ils de ne pas être réélus s’ils se représentent dans le cadre d’un futur scrutin ouvert à tous ?

Encore une magouille angulaire ?

Vous savez que notre grand Angles, marri d’avoir dû renoncer à utiliser un chèque antidaté pour faire élire un grand assureur à l’AG de juin, avait tenté de le faire coopter par le conseil un instant de raison après [i]. La manœuvre avait échoué de justesse grâce au courage de notre vénéré doyen Philippe. Eh bien, il semble qu’une manœuvre analogue a réussi à tromper le vigilant comité d’audit en 2017 : Benoît Ribadeau-Dumas (91) a été élu en juin 2017 alors qu’il avait démissionné suite à sa nomination en mai comme dircab du premier ministre Edouard Philippe. Sa démission n’ayant été actée qu’à l’automne, Antoine Frérot (77) a été coopté à sa place. Bonne pioche, sans aucun doute, mais devinez qui aurait été élu si la démission de BRD avait été actée lors de l’assemblée ??

Courrier des lecteurs

Arie Boleslawski (93) mail@arie.fr Dim 13/10/2019 12:42 à promo@1993.polytechnique.org; cc hll@melix.net

Bonjour à tous, J’espère que vous allez tous bien. Pour ceux qui ne l’ont pas reçu, je me permets de vous forwarder le blog de Hubert Levy-Lambert. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Hubert est membre de la promo 53, très actif dans la communauté polytechnicienne. Depuis plusieurs années, il est parti en croisade pour réformer les institutions de l’AX et pour y parvenir, il cherche à se faire élire au conseil. Pour finir, il est à l’origine du Magnan des Promos, et notamment du premier d’entre eux, le Magnan 10N + 3. Je lui suis personnellement reconnaissant de nous avoir entraîné dans cette aventure et de nous avoir donné l’occasion de tous nous revoir lors des 20 ans de notre promotion. J’en garde encore une excellent souvenir. Le but de cet Email n’est pas d’appuyer sa candidature, ni même de lui donner raison mais simplement de permettre à lui de diffuser ce message et à vous d’en prendre connaissance. En effet, on peut aimer ou pas le personnage, être ou ne pas être d’accord avec lui, l’empêcher de communiquer me semble contraire à nos valeurs polytechniciennes ou même à nos valeurs tout court. Pour ceux que cela intéresse, vous trouverez dans le corps du message un lien vers le blog qui vous permettra, si vous le souhaitez, de recevoir les notifications des prochaines additions. Au plaisir de vous revoir. Arié.

Continuez à donner votre avis !

A ce jour, nous avons reçu plus de 200 réponses valides, dont 73 % émanant de cotisants à l’AX, avec une répartition très équilibrée entre jeunes et vieux. Entre le statu quo, le comité de sélection et la liberté, vous avez choisi avec une écrasante majorité (90 %) la liberté de choix. Vous n’êtes que 0,5 % pour vouloir garder le statu quo et 9 % pour préférer l’intervention d’un comité, solution qui a malheureusement la préférence de l’AX. Mais il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis !

Le vote est toujours ouvert. Pour donner votre avis si ce n’est déjà fait, cliquez sur

Cela ne vous prendra qu’une minute. Et n’hésitez pas à faire connaitre dallax.blog à votre promo, comme vient de le faire Arié (93). Merci pour l’AX !


[i] Cf https://dallax.blog/2019/07/21/dallax-4eme-episode-19-juillet-circulez-il-ny-a-rien-a-voir/

DallAX Quatorzième épisode : légitimité ?

Rappel des épisodes précédents

Malgré plusieurs tentatives de recherche d’un accord amiable, l’AX refuse de reconnaitre que l’AG du 26 juin était irrégulière. A notre grand regret, nous avons donc dû soumettre le litige à la Justice. Et ce n’est pas pour avoir un siège dans le conseil mais pour en permettre une véritable réforme qui ne peut venir de l’intérieur. D’ailleurs, comme si de rien n’était, l’AX concocte en privé une réforme pour changer sa gouvernance sans que rien ne change, avec un comité des nominations chargé, comme en Iran, de séparer le bon grain de l’ivraie ! Pendant ce temps, de plus en plus de camarades se demandent quelle est la légitimité de représentants élus par 4 % du corps électoral et sur une liste unique…

Légitimité

Personne ne conteste la nécessité de réformer l’AX. Mais certains pensent qu’il ne faut pas faire de vagues et qu’il faut faire confiance à l’équipe en place pour faire les réformes nécessaires. Il faut leur dire que le conseil n’a aucunement été renouvelé en 2019 ([i]) et que ses membres n’ont pas montré dans le passé une grande énergie pour lancer des réformes et que l’AX est aujourd’hui exsangue.

Au surplus, ces membres n’ont aucune légitimité. Ils ont été cooptés par un petit groupe qui prétend avoir entendu la demande de démocratie mais entend poursuivre son petit jeu en remplaçant la cooptation par le conseil par un filtrage opéré par un comité nommé par le conseil, comme en Iran !

Vous devez savoir que le nombre de bulletins de vote valides était de 2120 en 2011, ce qui n’était pas très glorieux pour une association de plus de 30.000 membres. Et il a chuté à 1337 en 2019, soit 4 % de la communauté !

Aussi, le meilleur service que les membres du conseil de l’AX peuvent rendre à la communauté est de rendre leur tablier et d’organiser une nouvelle élection ouverte à tous. Ils pourront naturellement se présenter et vérifier leur audience effective auprès de l’électorat, à armes égales avec les nouveaux candidats.

Une telle opération vérité peut être organisée très vite car elle peut être faite par vote électronique et ne nécessite aucune modification des statuts. Nul doute que le nombre de votants sera infiniment plus élevé que le nombre actuel. La réforme de l’association viendra ensuite. Elle sera préparée par la nouvelle équipe sortie des urnes et élue démocratiquement.

Continuez à donner votre avis !

A ce jour, nous avons reçu plus de 200 réponses valides, dont 73 % émanant de cotisants à l’AX, avec une répartition très équilibrée entre jeunes et vieux. Entre le statu quo, le comité de sélection et la liberté, vous avez choisi avec une écrasante majorité (88 %) la liberté de choix. Vous n’êtes que 1% pour vouloir garder le statu quo et 10 % pour préférer l’intervention d’un comité, solution qui a malheureusement la préférence de l’AX. Mais il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis !

Le vote est toujours ouvert. Pour donner votre avis si ce n’est déjà fait, cliquez sur

Cela ne vous prendra qu’une minute. Et n’hésitez pas à faire connaitre dallax.blog à votre promo. Merci pour l’AX !


[i] y compris Marwan qui entame sa septième année. Mais il est vrai qu’il voit les choses avec un œil plutôt neuf car on ne l’a pas beaucoup vu rue Descartes de 2013 à 2019 !

DALLAX Treizième épisode : paternalisme !

Rappel des épisodes précédents

Malgré plusieurs tentatives de recherche d’un accord amiable, l’AX refuse de reconnaitre que l’AG du 26 juin était irrégulière. A notre grand regret, nous avons donc dû soumettre le litige à la Justice. Et ce n’est pas pour avoir un siège dans le conseil mais pour en permettre une véritable réforme qui ne peut venir de l’intérieur. D’ailleurs, comme si de rien n’était, l’AX concocte en privé une réforme pour changer sa gouvernance sans que rien ne change, avec un comité des nominations chargé, comme en Iran, de séparer le bon grain de l’ivraie !

Paternalisme !

David Picard (88) a écrit à Marwan le 27 septembre (cf blog précédent) : Je lis depuis quelques semaines le blog d Hubert Levy Lambert que je connais personnellement et que je respecte. Hubert a contribue a mener avec l’énergie que nous lui connaissons nombre d’initiative dont la communauté lui est redevable. La lecture de la Saga Dallax, semble prendre l’ampleur et aucun d’entre nous n’aimerait je crois en  lire une retranscription dans la presse. J’ai du mal a comprendre pourquoi les questions soulevées ne sont pas adressées plus vite et pourquoi une gouvernance exemplaire dont nous serons tous fiers n est pas mise en place rapidement. Ce me parait être la seule chose a faire et sans tarder. J’ai bien conscience que la présidence de l’AX, aussi prestigieuse soit elle, est un bénévolat et que cela doit prendre du temps. L’effort me semble nécessaire.

Marwan a répondu ceci le 3 octobre : Cher camarade, Je partage ton avis : la réforme de la gouvernance, c’est à dire pour l’essentiel  celle de la procédure d’élection au Conseil, est celle qu’il faut faire aboutir en premier, puisque c’est sur ce sujet que l’AX est attaquée. Et attaquée publiquement déjà par voie de presse, et par avocats interposés. En interne, le feuilleton Dallax et surtout le groupe « débats » ont permis un certain dialogue, dont je fais mon miel, mais il faut travailler aussi sereinement que possible malgré ces attaques externes, que je ne peux empêcher.. Le Conseil de l’AX s’est réuni jeudi dernier et mes propositions sur le futur processus d’élection pour le renouvellement de ses membres y ont été discutées. Elles prévoient d’ouvrir complètement le champ des candidatures, de viser une composition  du Conseil, représentatif de la communauté, respectant divers ratios (hommes/femmes, classes d’âge, localisation, métiers), et de l’atteindre progressivement par un processus de vote électronique annuel. Il porterait non pas sur tous les candidats, mais sur les candidats qui permettront de progresser vers la composition idéale. Cela nécessitera donc un filtrage, qui serait confié à un comité des candidatures, dont la composition est à fixer pour éviter que la procédure ne revienne à une cooptation par le Conseil existant. Ce comité soumettra ses propositions à l’AG en proposant deux fois plus de candidats que de postes vacants. Si le résultat permet de se rapprocher de l’objectif, tant mieux, sinon… le comité règlera mieux son tir l’année suivante. Il y a maintenant un travail à faire sur les textes, règlement intérieur et peut-être les statuts, qui nous mènera dès que possible à une AG. Nous faisons au plus vite, pour crever cet abcès dans l’intérêt de l’AX et surtout dans celui de l’Ecole Celle-ci reste en effet, je le rappelle à chaque occasion, sous un feu de questions dont l’intensité ne va pas en se réduisant.

Mon commentaire : c’est bien ce que nous craignions, l’équipe en place veut garder la main sur la composition du conseil avec une formule paternaliste rejetée par une majorité de camarades (voir infra). Belle démonstration de démocratie, digne du régime théocratique iranien ! Qui définira la composition idéale du conseil ? Combien de temps faudra-t-il pour que le processus converge vers cet idéal ? Sauf si tous les membres du conseil remettaient leur mandat en jeu, mais ce ne semble pas être dans l’air du temps…

Des finances en berne

On attend avec impatience les premiers chiffres concernant les recettes réalisées en 2019 et prévues en 2020 mais on peut avoir une idée des dépenses par l’ordre du jour du conseil du 26 septembre concernant l’immobilier : des travaux importants ayant été malencontreusement lancés en même temps à l’hôtel de Poulpry et à la boîte à claques [i], l’AX doit louer des locaux pour son propre usage, sans compter la location du pavillon Ledoyen pour les petits déjeuners polytechniciens créés par le regretté Lionel Stoleru avant d’être repris par l’AX[ii]. Sans parler des frais liés au courrier papier qui vient d’être envoyé par Yves Demay pour la mise à jour de l’annuaire papier 2020, travail d’Hercule s’il en est, en raison des nombreuses erreurs et omissions de l’annuaire 2019. Quand on vous disait que l’équipe sortante n’a même pas laissé l’AX dans l’état où elle l’avait trouvé ! Et c’est elle qui continue à diriger l’association, sans aucune tête nouvelle. On ne change pas une équipe qui perd !

Un emploi du temps chargé…

La lecture des PV du conseil des dernières années, en ce compris celui du 26 juin 2019 ne nous a pas éclairés sur les obligations impératives qui ont empêché Marwan d’assister à la plupart des réunions du conseil depuis 5 ans sans pour autant encourir la radiation automatique en vertu du règlement intérieur. On espère que ce n’était pas lié à ses hautes fonctions chez Airbus car il risquerait alors d’être à nouveau fort occupé dans les prochaines années en raison des répercussions possibles sur les enquêtes pour corruption menées sur Airbus de la décision de l’OMC d’autoriser les USA à taxer lourdement les exportations d’Airbus …

Greta et la malédiction de la fée verte

Tel est le thème du prochain concours de nouvelles organisé par Jean Sousselier (58), brillant animateur de X Mines Auteurs (XMA). Son annonce dans la lettre mensuelle a été censurée par Yves Demay, qui a eu la courtoisie de le prévenir,  car trop accrocheur et susceptible de déclencher une nouvelle polémique stérile dans la communauté ! N’hésitez pas à participer à ce concours ouvert à tous les anciens de l’X (et des Mines) et à en parler à vos cocons puisque l’AX ne veut pas le faire. http://www.xm-auteurs.com/

Le vénéré doyen du conseil de l’AX écrit

Chers camarades, Je lis dans mon feuilleton préféré, épisode 11, que ma dernière intervention sur le présent débat reflète une regrettable autosatisfaction du Conseil. Cela ne semble pouvoir porter que sur son dernier paragraphe, où je prie que l’on cesse de pilonner inutilement le Conseil, et où je cite, comme sujet de satisfaction, un seul des sujets travaillés par le Conseil, le moins visible mais à mon sens le plus important, celui de la défense de l’Ecole.
Et bien, je persiste : ce travail a été fait et bien fait par Bruno Angles, qui l’a dirigé, et ceux de l’AX et de la FX qui s’y sont collés à sa demande. Et, pendant la présente discussion, ce travail continue, et c’est heureux.

Je lis aussi dans cette même livraison que les mêmes laissent les WC , lisez l’AX, plus sales qu’ils ne les ont trouvés…Cela ne peut porter que sur la procédure d’élection et l’usage qui en a été fait avant la dernière AG, car ce sont, depuis le début du feuilleton, les seules cibles du rédacteur. Il n’a pas eu besoin de l’AX, rendons-lui cet hommage, dans ses importantes actions au profit de l’X, mais il voulait être élu au Conseil.
-La procédure d’élection ne lui donnait aucune chance d’être élu même s’il avait été reconnu éligible : le Conseil précédent aurait certes pu la modifier de son vivant, mais on ne peut pas dire qu’il ait aggravé la situation de ce WC-là pendant son mandat : cette procédure était aussi vieille que nos statuts. Marwan rouvre ce chantier, et sort la  serpillière.
-Reste l’usage fait de la procédure avant la dernière AG, sur lequel je me suis déjà expliqué dans Dallax. Il s’agissait comme tous les ans d’aller coopter des remplaçants, l’élection d’un candidat non coopté étant traitée, si l’on peut dire, par la procédure ad hoc. Et, comme tous les ans, on cherchait du renfort, du renfort d’animateurs mais aussi et surtout du renfort pour le soutien de l’X dans les circonstances du moment. Comme les années précédentes, personne n’est allé, au Conseil, vérifier lui-même si le règlement intérieur était en tous points appliqué.
C’est donc après l’élection que le constat a été fait de l’inéligibilité de trois élus… et ce du fait de l‘action juridique d’Hubert, qui y voyait l’occasion d’être enfin élu, par défaut, mais élu quand même. Ce qui a amené le Conseil à pratiquer un juridisme jusqu’alors de lui inconnu sur le point correspondant du règlement intérieur. Vous savez tout cela. On pourrait dire, pour poursuivre l’analogie d’Hubert, que nous croyions nos WC « squeaky clean », mais que Hubert est arrivé avec une lampe à UV et nous a montré trois gouttes tombées indûment hors de la cuvette. Repentons-nous, repentons-nous, repentons-nous ! Voici donc en quoi l’état des WC avait empiré. Mais pourquoi donc Hubert nous fait-il nous indigner comme s’il fallait nettoyer les écuries d’Augias (le prénom, jusqu’ici inconnu, d’Augias, serait-il Bruno ?) ? Et bien, j’ai trouvé. Hubert a fait énormément pour l’X, trois magnans décennaux, un monument aux Morts, un superbe Musée, des groupes, une sisyphéenne candidature permanente au Conseil, etc, mais… j’ai beau compter, ça ne fait que onze travaux ! Hubert peut-il s’arrêter à ce chiffre médiocre ? C’est impossible ! Va-t-il, pour compléter à douze, attaquer les milliers de moulins qui défigurent nos campagnes et plombent nos factures ? Non, Sainte Greta l’a absolument interdit !

Et le voilà donc qui arpente les rives des fleuves Alphée et Pénée, cherchant comment les dériver vers ce malheureux WC du Conseil de l’AX, qui ne nécessitait qu’un coup de serpillière. HLL y arrivera-t-il ? Trouvera-t-il les ingénieurs des Ponts nécessaires à ces canaux gigantesques ou devra-t-il une fois encore tout faire tout seul ? Marwan entassera-t-il Pélion sur Ossa pour détourner ces flots, au lieu de défendre Palaiseau dont il a la garde ? Je vous le dirai, foi d’animal, si le présent poulet est publié dans Dallax12. Sans attendre, je mets au vote la motion suivante : « L’ingénieur général des Mines Hubert Lévy-Lambert est élevé aux rang et appellation d’Hercule Lévy-Lambert à compter du 1er novembre 2019 » Ph.Roger65

Ma réponse : Cher doyen, Ton poulet sera publié dans la prochaine livraison de Dallax. La vérité si je mens !  Mais si tu m’autorises un droit de réponse, je dirai que les WC avaient beaucoup moins de visiteurs (ie cotisants) et contenaient beaucoup moins de papier (ie monnaie) à la fin du mandat du nouveau président d’honneur qu’à son début. On va d’ailleurs en voir les conséquences dans les comptes 2019 ! Accessoirement, j’ai terminé ma carrière au corps des mines avant d’arriver au grade d’ingénieur général et  je ne mériterai le nom d’Hercule qu’après réalisé mon douzième travail qui est une liaison aérienne Lozère-Platal…

Donnez votre avis !

A ce jour, nous avons reçu 200 réponses valides, dont 72% émanant de cotisants à l’AX, avec une répartition très équilibrée entre jeunes et vieux. Entre le statu quo, le comité de sélection et la liberté, vous avez choisi avec une écrasante majorité (89 %) la liberté de choix. Vous n’êtes que 1% pour vouloir garder le statu quo et moins de 10 % pour préférer l’intervention d’un comité, solution qui a malheureusement la préférence de l’AX, ainsi qu’il ressort de la lettre de ML ci-dessus.

Le vote est toujours ouvert. Pour donner votre avis si ce n’est déjà fait, cliquez sur

Cela ne vous prendra qu’une minute. Et n’hésitez pas à faire connaitre dallax.blog à votre promo. Merci pour l’AX !


[i] Qui tient son nom, ainsi que je l’ai rappelé à certains membres du sympathique groupe débats, à sa forme trapézoïdale proche de celle d’une ancienne boite à bicorne et non au fait qu’il pourrait y avoir des claques qui se perdent.

[ii] Le prochain verra un passionnant duel entre Benjamin Griveaux et Cédric Villani. Certains camarades férus de probabilités ont calculé qu’il y avait une chance sur 78 pour que, parmi les 13 candidats déclarés à la Mairie de Paris, les invités soient tous deux LaReM !