Portraits de polytechniciens Xtraordinaires #19

« Il ne suffit pas d’entrer à l’X pour sortir de l’ordinaire »

Voici la dernière moisson de polytechniciens, jeunes et vieux, vivants et morts, qui ont attiré mon attention au cours du mois écoulé.

  • René Bloch (X 43), amiral

Né à Francfort en 1923 de David Bloch, industriel juif alsacien et de Irma Benjamin, petit-fils du rabbin de Saverne, René Bloch fait ses études à Strasbourg, Paris, Limoges et Alger où sa famille s’est réfugiée au début de la guerre. Il s’engage dans les FFL en 1942, ce qui ne l’empêche pas d’être reçu second au concours de l’X, dont une partie était alors organisée à Alger, dans la promo dite « 43A ». Affecté à l’Ecole des élèves aspirants de Cherchell, il devient officier de la 1re Division de la France libre et prend part à la campagne de Tunisie et d’Italie et au débarquement de Provence à Cavalaire en août 1944. Il n’entre à l’X qu’en septembre 45, avec les promos 42 et 43 A, B et C, comme expliqué par Gérard Brunschwig (X 43) dans la Jaune et la Rouge de septembre 2001.

Sorti de l’X en août 1946 dans le Génie Maritime (GM, devenu Armement), il accumule les peaux d’âne avec une licence de sciences physiques à l’Université de Paris, un master of Art à Harvard en 46, l’Ecole du GM en 47, Supaéro en 48, où il côtoie Serge Dassault (X 46) et le CPA (devenu MBA d’HEC) en 1950, sans parler de l’Advanced management program de Harvard en 68 ! Affecté au Service aéronautique des constructions navales de Toulon en 1952, il s’occupe notamment du développement du Breguet 1150 Atlantic, un grand succès de coopération internationale. Très apprécié par Pierre Messmer, alors ministre des Armées, il devient en 1965 directeur des Affaires internationales puis en 1969 directeur du Centre d’études des Landes, où sont testés les missiles de notre Force de dissuasion, poste qu’il conservera jusqu’à l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981 qui le mettra en « disgrâce active ». Il n’aura plus de poste à sa mesure et sera à regret admis à la retraite en 1985. Nommé membre (1987) puis président (1998) de l’Académie de marine, il continuera à œuvrer comme ingénieur conseil pour diverses sociétés. A sa mort en 2016, les honneurs lui sont rendus dans la cour des Invalides avec un vibrant éloge de Jacques Godfrain, président de la Fondation Charles de Gaulle et d’Olivier Dassault, fils de Serge, mort en 2021 dans un accident d’hélicoptère. Emmanuel Hecht, qui vient de lui consacrer une biographie (Perrin, 2023), le qualifie d’ingénieur d’ancien régime ! Il s’était marié à l’âge de 50 ans avec une grande pianiste Lucienne Marino. Il n’avait pas digéré que les ingénieurs du GM deviennent en 1968 ingénieurs de l’Armement et appréciait qu’on continue à l’appeler gentiment Amiral Bloch. Il était Grand officier de la Légion d’honneur et avait reçu de nombreuses décorations étrangères mais la médaille qu’il préférait était Pingouin d’honneur de l’Aéronautique navale !

Alain Crémieux (X 55) lui a consacré une notice dans la Jaune et la Rouge de mars 2017, intitulée la passion de la France. Son successeur à l’Académie de marine, le contre-amiral Jacques Petit a prononcé son éloge funèbre le 18 décembre 2019.

On ne connait pas les liens de René avec son homonyme Albert Bloch, dont il est beaucoup question dans la Recherche, ainsi que dans Proust du côté juif, le dernier livre d’Antoine Compagnon (X 70, cf infra),  ni avec Richard Bloch (X 1872) ou Marcel Bloch (X 1901), deux as de l’aviation dont il parle dans Proust du côté polytechnicien dans la Jaune et la Rouge de mai 2023 (p 32).

  • Gustave Eiffel (X honoris causa)

Gustave Bonickhausen, dit Eiffel, n’est pas polytechnicien mais centralien. Personne n’est parfait ! Mais il a bien mérité de cette confrérie. Jugez-en : il a fait inscrire en lettres d’or sur le bandeau qui court autour du premier étage de la Tour les noms de 72 savants dont 34, soit près de la moitié, seraient sortis de l’X. Si on en enlève les 15 savants nés avant 1775, qui n’ont donc pas pu entrer à l’X, on obtient un ratio de 60 % de polytechniciens. Cet honneur fait à notre école valait bien à Gustave Eiffel d’être nommé X d’honneur, comme l’ont été avant lui Patrice Holiner et Pierre Laszlo.

Les 72 scientifiques de la Tour Eiffel

Ces noms, apparemment classés dans le désordre, sont assez grands pour pouvoir être vus depuis le sol. On ne sait comment Eiffel les a choisis, si ce n’est qu’il n’y a aucune femme, pas même Sophie Germain, et que ce sont uniquement des Français qui ont vécu après la Révolution et qui étaient morts lors de l’inauguration de la Tour, qui célébrait le centenaire de la Révolution, sauf Fizeau et Chevreul, morts peu après. Un autre critère, un peu curieux, est que leur nom ne pouvait faire plus de 12 lettres !

J’offre un exemplaire de Portraits de polytechniciens par Christian Marbach au premier qui me donnera la liste intégrale des 34 X, avec prénom courant et promotion. Mais attention aux pièges : seuls les noms patronymiques sont inscrits sur la Tour et certains prénoms proposés par Wikipedia sont sujets à caution …

Il serait intéressant de savoir si ce travail a été réédité pour le bicentenaire de la Révolution en 1989 ?

  • Nicolas Gaudemet (X 98), iconoclaste
Nicolas Gaudemet

Après le collège Lakanal à Sceaux, puis Louis-le-Grand et Saint-Louis à Paris, Nicolas entre à l’X en 98 et en sort dans le Corps des Ponts – où il suit le MBA de l’Ecole des Ponts Business School. Il complète sa formation à l’Institut Multi-Médias et en IA à Stanford. Il débute sa carrière à la direction du Trésor avant d’être nommé chef de l’audiovisuel public au ministère de la Culture en 2006 puis d’entrer chez Orange où il reste de 2008 à 2017, un record pour ce touche-à-tout ! Il prend en 2017 la tête du pôle Culture de Fnac Darty qu’il quitte en 2018 pour diriger le cabinet de Mounir Mahjoubi, Secrétaire d’Etat au Numérique. Il rejoint en 2020 Onepointune société de conseil et de technologie créée en 2002 par David Layani, qui vient de le nommer Chief AI Officer, pour accompagner la transformation de l’entreprise et de ses clients dans le domaine de l’intelligence artificielle. 

Nicolas a écrit La fin des idoles, une critique sévère de notre univers médiatique (Ed. Tohu Bohu 2018, prix Jules Renard, 2019, voir la Jaune et la Rouge de juin 2018). Ce roman a été adapté en 2020 en série audio par Nextory. Il a également créé la collection Fidelio chez Plon où il vient de sortir deux opuscules, l’un sur Yukio Mishima et l’autre sur Jim Morrison.

Cliquez ici pour plus de détails sur Nicolas, une véritable idole des médias ! 

  • Patricia Langrand (X83), artiste

Née en 1963 à Marseille de deux professeurs, Patricia Bonnet entre à l’X en 1983. Elle en sort dans les Télécom comme son mari Franck Langrand (X 63) avec lequel elle a un enfant. Elle commence sa carrière chez France Télécom dont elle est directrice du marketing stratégique en 1992. Elle passe en 1996 au ministère des finances comme sous-directeur de l’Électronique grand public, de l’audiovisuel, des réseaux et des télécoms puis pantoufle en 1999 chez Canal+ comme directeur de l’Innovation et directeur technique. Elle revient en 2002 chez Orange comme directrice de cabinet de Thierry Breton puis directrice générale des activités Media. En désaccord avec Didier Lombard (X 62), elle saute à nouveau le pas en 2009 pour devenir vice-présidente exécutive chargée du Business développement, de l’innovation, du marketing et de la communication de Steria.

Patricia Langrand à Art Paris 2023

Patricia quitte Steria en 2015 pour se présenter à la présidence de France Télévision, dont elle était administrateur depuis 2009 mais le CSA lui préfère Delphine Ernotte, une simple centralienne ! Elle se console avec des tas d’activités dont administrateur d’Eurovision Services, Membre du Comité d’Audit des JO de Paris 2024, DG de MMBu et … artiste-peintre ! Paysagiste passionnée, elle a suivi à l’X les cours d’Hervé Loilier (X 67) et peint à ses moments perdus (elle en a !) des tableaux qui rappellent son enfance marseillaise et sa résidence à la Ciotat. Cliquez ici pour plus de détails. Un tel éclectisme suffirait à justifier sa présence dans cette lettre. Mais ce n’est pas tout : elle est candidate au conseil de l’AX. Candidate libre !!

Cette année, il y a 9 candidats pour 4 postes. Je rappelle à ceux qui trouvent normal qu’il y ait plus de candidats que de postes que cette situation est très récente. Jusqu’à ce que je rue dans les brancards pendant plusieurs années – d’où la création de ce blog, qui a maintenant changé de ligne éditoriale – les candidats étaient cooptés par le conseil et tout candidat non coopté était poliment dissuadé de se présenter. Et cela marchait. Sauf avec moi ! A la septième fois, les murailles tombèrent : Serge Delwasse (X 86) a été élu en 2021 alors qu’il était candidat « libre » ! Il subsiste toutefois de l’ancien régime l’existence d’un soi-disant comité de recrutement qui dit pour qui il recommande de voter. Mais pour montrer sa bienveillance envers les électeurs, il recommande 5 candidats, soit un de plus que le nombre de postes mais il en rejette 4 dont Patricia.

Je vous recommande donc de voter pour Patricia, ainsi que pour ses camarades d’infortune : Marie-Louise Casademont (X74), brillante organisatrice du grand magnan 2014, Tru Do-Khac (X79), le seul à m’avoir accompagné à une AG contestable et Franck Poirrier (X79), que je ne connais pas mais qui se dit magouilleur, c’est tout un programme !

  • Jean Peyrelevade (X 58), banquier
Jean Peyrelevade Par Marie-Lan Nguyen

Né en 1939 à Marseille de Paul Peyrelevade, professeur et de Nadia Benveniste, Jean entre à l’X en 1958 et en sort dans l’Aviation civile où il passe dix ans sur les grands programmes de construction aéronautique civile avant d’entrer au Crédit Lyonnais en 1973. Après l’élection de François Mitterrand à la Présidence de la République en 1981, il devient directeur adjoint du cabinet de Pierre Mauroy, chargé des questions économiques, jusqu’au tournant de la rigueur de 1983. Puis il a été président de Suez (1983-86), de la banque Stern (1986-88), de l’UAP (1988-93) et du Crédit lyonnais, dont il assure le redressement après la période de fuite en avant de Haberer (1993-2003). Il passe ensuite dans des petites banques d’affaires (Toulouse, Léonardo, Degroof et Petercam) avant de devenir consultant indépendant en 2019, à 80 ans, loin des 62 ans auxquels s’accrochent ses amis du PS, dont il est membre depuis 1964, tout en soutenant Bayrou en 2007 et en faisant partie quelques mois de la petite équipe de conseillers politiques de Macron fin 2015 – début 2016.

Marié en 1962 avec Anne Chavy, qui lui a donné 4 enfants, Jean est diplômé de l’IEP de Paris et a un DES en sciences économiques. Il a enseigné l’économie à l’X de 1969 à 1993 et a été éditorialiste au Nouvel Obs. Il a écrit de nombreux ouvrages dont L‘économie de spéculation (1974), Pour un capitalisme intelligent (1993), France état critique (2011) ou Journal d’un sauvetage (2016). Dans le dernier, Réformer la France, qui vient de paraitre (Odile Jacob, 2023, 276 p), il décrit le fonctionnement du gouvernement Mauroy, selon lui l’unique gouvernement vraiment réformiste de la Ve République. Il propose en conclusion des pistes concrètes pour réformer la France d’aujourd’hui et affirme l’espoir d’une France réformiste, installée sur la voie de la guérison. Tâche apparemment sans espoir quand on voit comment les Français réagissent devant une mini-réforme des retraites ! Mais il est vrai que Guillaume d’Orange disait qu’il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre…

Pour la petite histoire, en 1986, lorsqu’il était chez Suez, Jean avait été séduit par mon projet de banque sans guichet, alors dénommée Télémaque, projet révolutionnaire à l’époque, hélas abandonné suite à un changement de gouvernance. Poursuivi à la Société Générale sous le nom de Dynabanque, il était à son tour abandonné suite à la tentative de dénoyautage de la SG par Georges Pébereau (X 50, frère de Michel) et les « golden papys » avec l’appui de la CDC.

Lorsque j’ai créé X Sursaut en 2005, Jean m’avait accompagné pour mon examen de passage devant le conseil de l’AX réuni un soir au grand complet afin de statuer sur son agrément en tant que groupe X. Le débat était houleux, certains membres éminents étaient opposés à ce qu’ils considéraient comme une immixion des polytechniciens dans le terrain politique en violation des statuts de l’AX. Lassé, Jean s’est levé et a dit : « Messieurs, nous avons eu la courtoisie de venir vous demander votre agrément mais, si vous ne voulez pas nous le donner, nous n’en avons rien à f… ». L’agrément a été obtenu aussi sec !

  • Claude Riveline (X 56), intellectuel
Claude Riveline

Né en 1936 à Paris d’un père négociant en chaussures, né à Paris dans une famille originaire de Lituanie, Claude entre à l’X en 56 et en sort dans le Corps des mines dont il est maintenant ingénieur général. Il commence sa carrière en Algérie dans le cadre du Plan de Constantine (61-62) puis fait un tour du monde avec une bourse de la Fondation Singer-Polignac (62-63) avant d’entrer à l’Ecole des mines de Paris comme chef de travaux d’exploitation des mines (63-67)

puis comme professeur de gestion (1967-2006), donnant sur la base de ses recherches un cours original de gestion des organisations et d’évaluation des coûts aux ingénieurs civils et au Corps des mines. Il a fondé en 1967 un laboratoire pionnier : le Centre de gestion scientifique de l’Ecole des mines.

Parallèlement, Claude a éclairé la vie intellectuelle du judaïsme francophone dès ses premières participations aux Colloques des intellectuels juifs de langue française dans les années 60, côtoyant les plus grandes figures du monde de la pensée de l’après-guerre (Levinas, Neher, Jankélévitch, Wahl, Amado Lévy-Valensi, Léon Askénazi…). Figure majeure de la pensée juive contemporaine, il est un des derniers représentants de l’Ecole française de pensée juive.

Claude a écrit de nombreux ouvrages dont vous pouvez trouver la liste en cliquant ici. Il a aussi écrit de nombreux articles. C’est ainsi qu’il a écrit pendant des années une page « Idées » dans le Journal de l’École de Paris du management, un peu à la manière des Propos d’Alain. 60 de ces pages ont été regroupées en 2006 dans Idées, tome 1, un superbe livre de chevet qui vous fait du bien, selon la Jaune et la Rouge. Le tome 2 est sorti en 2019 avec de nouvelles réflexions éclairantes et malicieuses sur le management…

L’Institut Elie Wiesel a organisé une soirée en l’honneur de Claude le 10 mai à la mairie du XVIème arrondissement avec diverses personnalités dont Michel Berry (X 63) et Claude Trink (X 71).

Actualités

  • Elisabeth Borne (X 81, notre lettre numéro 5) vient de fêter son premier anniversaire à Matignon. Estimant que sa biographe Bérengère Bonte, auteur de La secrète, avait dépassé les bornes en divulguant des secrets, concernant notamment son orientation sexuelle et sa vie familiale, elle a demandé à la Justice que lesdits secrets soient occultés dans les futures éditions. Alors, si vous voulez en savoir plus sur ces secrets inavouables (?), achetez vite La secrète avant que la première édition soit épuisée.

Dépêchez-vous car la publicité gratuite que lui a faite notre Première ministre en la poursuivant a sans doute décuplé ses ventes ! A moins que le livre finisse au pilon si notre Maitre des horloges décide un grand remaniement à l’issue des Cent jours, qui n’ont pas porté bonheur à son prédécesseur il y a 208 ans ?

  • Antoine Compagnon (X 70, notre lettre numéro 1) s’est vu remettre son épée d’académicien le 10 mai à la BNF Richelieu par Michel Zink, de l’Académie française. Une épée en verre (tel Harry Potter !) faite par le joaillier Boucheron, avec un renard déguisé en hérisson sur le pommeau, le rappel de la torsade de la tangente polytechnicienne sur la poignée et, gravée sur sa lame, sa devise Zut, zut, zut, zut, dérivée du début de la Recherche du temps perdu, son livre de chevet.
Antoine Compagnon avec son épée invisible

Un chic à la promo 70 qui faisait partie de son Comité de l’épée.

Dans un habit vert de Balenciaga qui, contrairement à son épée, n’était pas transparent, il a été reçu le lendemain 11 mai au quai Conti pour, selon la coutume, faire l’éloge de son prédécesseur au fauteuil 35, Yves Pouliquen, mort en 2020. Grand opthalmologue, ancien président de la Fondation Singer-Polignac, Yves Pouliquen avait succédé en 2001 à Louis Leprince-Ringuet (X 20 N) élu en 1966 dans ce fauteuil qui avait été occupé de 1918 à 1931 par le Maréchal Joffre (X 1869).

Dans sa réponse, Pierre Nora l’a qualifié de militaire en littérature, en rappelant qu’il était fils d’un général saint-cyrien, petit-fils d’un colonel saint-cyrien et arrière-petit-fils d’un colonel polytechnicien, Charles Compagnon (X 1865), lequel était demi-boursier et fils d’agriculteur – l’aXcenseur social existait déjà sous le second Empire ! –  et qu’il était le mélange d’une érudition impeccable, implacable et d’une sensibilité littéraire qui n’a cessé de l’habiter… avec une place centrale au cœur des intérêts dont l’Académie est dépositaire, la langue, la critique, la littérature, qui rend son arrivée dans cette Compagnie précieuse, nécessaire, attendue.

Toutes nos félicitations et longue vie d’Immortel à ce véritable polytechnicien Xtraordinaire !

  • Patrice Holiner (X d’honneur) dirige un grand concert de l’ensemble vocal de l’X samedi 10 juin à St-Germain des Prés : Splendeur du baroque.

Au programme : Haëndel: Zadok the Priest, Charpentier: Te Deum, Vivaldi: Gloria.

Vous pouvez réserver vos places sur vialuce.fr.

  • Henri Poincaré (X 1873) est à l’honneur au Mus’X qui organise une grande exposition à l’occasion de son sesquicentenaire.

L’exposition ouvre le 5 juin et dure jusqu’à l’automne. Le mus’X est ouvert tous les jours sauf le dimanche.

–        Laure Thibaut née Provost (X 84), née en 1966, professeur de maths à l’Institut Notre-Dame, ancienne élève de Blanche de Castille puis de Louis le Grand, vient de sortir avec son mari Michel un livre qui donne une vision croisée du parcours de deux cadres : Le combat d’une vie, ou comment être polytechnicienne et mère, et s’affranchir des réseaux (Le lys bleu, 2023).

Confrontés aux dysfonctionnements de la société actuelle, Laure et Michel se sont attachés à y faire face tout en conservant leurs valeurs. Comment être une femme cadre supérieure ? Comment concilier vie professionnelle et vie privée ? Comment lutter contre l’emprise des réseaux en privilégiant les compétences ? Autant de questions qu’ils illustrent avec leur vécu, tout en proposant des pistes de réflexion et d’amélioration.

Léonce Verny

Ingénieur du Génie Maritime, Léonce Verny dirigea à partir de 1865 la construction de l’arsenal naval de Yokosuka, permettant au Japon de commencer sa modernisation.

Clément Altman (X 2012) lui a consacré un article dans la Jaune et la Rouge (déc 2014).

Vous pouvez réserver l’ouvrage au prix de souscription de 25 € au lieu de 32 € jusqu’au 31 mai. Cliquez ici pour plus de détails.

François Villeroy de Galhau © Eric PIERMONT © 2019 AFP

Gouverneur de la Banque de France, vient de remettre sa lettre annuelle au Président de la République. Intitulée Comment la France et l’Europe vont vaincre l’inflation, il y insiste sur la priorité qui doit être donnée à la lutte contre l’inflation. Il pense que l’inflation devrait rapidement redescendre sous les 2 % mais n’exclut pas quelques nouvelles hausses des taux de la BCE. Il recommande de sortir absolument du « quoi qu’il en coûte » et de réussir à augmenter les capacités de production grâce à 2 transformations au niveau européen : énergétique/ climatique et numérique, et 2 spécifiquement françaises : transformation publique et surtout, dans un dialogue social relégitimé, transformation du travail, qui doit être collectivement plus abondant, et individuellement plus qualifié et plus attractif.

Courrier des lecteurs

  • Cher Hubert, Bravo pour ce mail très intéressant ! Amitiés. Jean Beunardeau (83).
  •  
  • Cher camarade, bravo pour ces, portraits passionnants. En attendant que quelqu’un se lance dans ton portrait, je ne sais pas si tu as déjà fait celui de Jean Peyrelevade ? Je le connais bien, pour moi c’est un homme remarquable, malgré ses « erreurs de jeunesse » de nationalisations en 81. Je l’ai connu président du Crédit Lyonnais, lis ce qu’il écrit, et le vois de temps en temps. C’est le portrait de Philippe Herzog qui m’y a fait penser (X de gauche de quasiment la même promo). Avec toute mon admiration pour ton énergie débordante et ta contribution à la vie de l’AX et de l’X et des X. Pierre Debray (84). Merci de ton gentil message. Mon portrait a été fait par Pierre Laszlo dans la J et la R de  numéro 776. Reste ma nécro si tu veux mais je ne suis pas pressé 🙂 Concernant Peyrelevade, je l’adore. Je raconterai comment il a convaincu l’AX de donner son agrément à la création de X Sursaut qui suscitait des réactions variées… HLL
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  • Bonjour cher ami, Toujours un grand merci pour vos envois avec ces personnalités judicieusement présentées et si variées. Je vous propose un garçon atypique: Maxime Radmacher, X2014, ancien GénéK au parcours très original et parfaitement réussi. Vous pouvez le joindre de ma part, nous nous connaissons bien…. Bien à vous et bonne continuation. Patrice Holiner (X d’Honneur). Bien noté, merci, je le mets sur ma liste d’attente. Et au 10 juin. HLL.
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  • Je suis tombé, par un hasard de librairie, sur une biographie de l' »AMIRAL » René BLOCH (X 43), homme tout fait remarquable, qui a par ailleurs toujours préféré son titre d' »Ingénieur général du Génie maritime ». Cela pourrait relever d’une hagiographie, mais non, mon admiration de simple lecteur a été sollicitée par la précision, certes parfois un peu trop lassante, de ses hauts faits, guidés par une magnifique personnalité. Amicalement. Georges Jaskulké (55). Merci, je le mets sur ma liste d’attente, juste derrière Gilles Bloch (81). HLL
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  • C’est très bien Hubert, et merci. Avec juste deux erreurs (ce qui est beaucoup pour un polytechnicien !) … Amitiés. Jean Peyrelevade (55).  Merci, j’ai rectifié cf supra). HLL
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  • Cher Hubert, je me sens tout petit (mais tout fier) à côté des camarades de cet opus, qui, effectivement, sortent de l’ordinaire. Merci de ce clin d’oeil sympathique.  Amikhtiés. Rolland Russier (67).
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  • Bonjour Hubert, j’espère que tu vas bien. Qu’il soit « mainstream » ou « bifurquant » , Xtraordinaires apporte à l’élève-ingénieur polytechnicien une galerie de rôle models et de soft skills. Merci à toi pour cet outil ! Tru Do-Khac (X79).  Merci de ton message. Je suppose que les 17 et 18 sont partis dans les spams, pour le plus grand plaisir de Michel Berry qui n’a donné aucune suite au déjeuner tripartite organisé par Marwan Lahoud pour tenter de le convaincre de publier mes lettres dans la Jaune et la Rouge…HLL
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Vous connaissez des Xtraordinaires ? Signalez-les moi !

Merci d’avance et bonne lecture !

Hubert Lévy-Lambert (X 53), fondateur de X Sursaut

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1 commentaire

  1. je précise à nouveau que le fauteuil 35 de l’Académie française a été occupé par Joseph Joffre, puis Maxime Weygand, puis Louis Leprince-Ringuet, celui occupé par Ferdinand Foch était le fauteuil 18, son successeur, en 1929, était Philippe Pétain.

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