Portraits de polytechniciens Xtraordinaires #13

« Il ne suffit pas d’entrer à l’X pour sortir de l’ordinaire »

Voici une nouvelle moisson de camarades jeunes ou vieux, vivants ou morts, qui ont attiré mon attention au cours du mois écoulé. Ce sont des personnages pas très ordinaires, comme d’habitude. Jugez-en !

  • Jean-Loup Bertaux (X 1961), astéroïde

Jean-Loup est né en 1942 à Toulouse. Entré à l’X en 1961, il fait toute sa carrière au CNRS (service d’aéronomie puis Laboratoire Atmosphères & Observations spatiales (Latmos). Il est spécialiste du milieu interstellaire, des vents solaires et des atmosphères planétaires. Il a écrit De l’autre côté du soleil en 1987 et reçu la Médaille Huygens en 2010. L’astéroïde (5235) Jean-Loup découvert en 1990 à Palomar, lui a été dédié.

Quand il a les pieds sur terre, Jean-Loup a un important violon d’Ingres : la démographie. Il est membre du conseil scientifique de l’association Démographie responsable et auteur de Démographie, climat, migrations : l’état d’urgence (2017) et co-signataire de la tribune « Réduire la population contribuerait à l’atténuation du réchauffement climatique » (Le Monde du 9 novembre 2022). Jean-Loup participait le 15 novembre avec Hervé Le Bras (63) à l’émission C ce soir : 8 milliards : sommes-nous trop nombreux ? Et il nous recommande de lire le dernier numéro de Charlie Hebdo qui aborde la question fort sérieusement.

Il a certainement raison mais il ne semble pas politiquement correct de faire remarquer que si la population du globe augmente d’un milliard tous les dix ans, cette augmentation résulte surtout de l’explosion démographique africaine qui, on le voit tous les jours, se déverse sur une Europe en hiver démographique où on discute très sérieusement de constitutionnaliser l’avortement…

  • Auriane Cano-Chancel (X 05), directrice oncologie

Après l’X, Auriane passe un MBA en Bioscience à Cambridge, puis commence sa carrière en tant que consultante en stratégie au sein du cabinet L.E.K. Après quelque temps chez Ipsen, elle intègre en 2014 la filiale France d’AstraZeneca, où elle occupe plusieurs postes en direction marketing et ventes en psychiatrie, en cardio-vasculaire métabolisme, puis en oncologie. Elle rejoint ensuite les équipes Globales d’AstraZeneca à Cambridge, où elle passe 3 ans en tant que Lead Commercial Global de la Franchise Immuno-Oncologie. De retour en France, elle vient d’être nommée vice-présidente responsable de la stratégie et des activités commerciales et médicales de la division française de l’oncologie d’AstraZeneca qui a l’ambition de doubler le taux de survie à 5 ans dans 5 types de cancers et ainsi tendre vers leur guérison, actuellement de 50 %. Sachant qu’elle est acharnée, je suis certain qu’elle va réussir.

  • Amédée Courbet (X 1847), amiral
Amédée Courbet par Eugène Appert_BNF_Gallica

Né en 1827 à Abbeville, Amédée Prosper Anatole Courbet est le fils d’un négociant en vins qui meurt en 1836. Il rentre à l’X dans les premiers en 1847 et en sort dans la Marine en 1849 après avoir participé activement à la révolution de 1848. Affecté à Toulon, il embarque sur la Capricieuse puis participe à la guerre de Crimée. Après plusieurs années à Lorient, il part aux Antilles en 1870. Capitaine de vaisseau en 1873, il est nommé gouverneur de Nouvelle Calédonie en 1879. Nommé contre-amiral, il part en Indochine en 1883 à bord du Bayard pour mater la rébellion des Pavillons Noirs et des Annamites appuyés par la Chine. Hué reconquis et la paix revenue, grâce à la victorieuse descente de la rivière Min, il est promu amiral en 1884 et reçoit l’ordre de s’emparer de Formose, ce qu’il réussit après avoir détruit la flotte chinoise à Fuzhou (alias Fou-Tcheou) en 1884. Il meurt peu après du choléra à bord du Bayard. François Coppée lui dédia ce poème :

Courbet, grand et vénéré nom !
Il vient. Il apparut et disparut trop vite,
Et sa gloire brille pour s’éteindre subite,
Ainsi que l’éclair d’un canon.
Ce qu’il fut : un marin. – Un marin c’est-à-dire
L’homme qui n’est heureux qu’en mer, sur le navire
Qui peut devenir son tombeau ;
L’homme qui, pour servir son pays, sacrifie
Et risque chaque jour, à chaque instant, sa vie…
Un marin!… et rien n’est plus beau.
Il eut ces deux amours : la patrie et l’espace…

A l’époque, Alain Peyrefitte n’était pas né et le monde ne tremblait pas encore devant la Chine !

  • Olivier Dellenbach (X 81), sérial entrepreneur

Né en 1961, fils d’un gynécologue alsacien, Olivier Dellenbach passe quelques années dans le conseil à sa sortie de l’X avant de créer la société Nat System en 1988 pour accompagner le déploiement d’ordinateurs PC dans les entreprises. Il la revend en 1998 au canadien Cognicase. Dès 1999, rejoint rapidement par sa femme Béatrice, ESCP 1988, il crée la société e-Front, plateforme technologique visant à développer des applications logicielles verticales dédiées à l’entreprise, qu’il introduit sur Alternext en 2006. Après divers changements d’actionnaire, dont Bridgepoint en 2015, elle est acquise en 2019 par BlackRock pour 1,5 G$ !

Infatigable, il crée aussitôt ChapsVision, éditeur de référence de solutions Big Data d’investigation, avec pour ambition de devenir un acteur majeur souverain de la cyberintelligence pour les entreprises et les administrations françaises, afin de leur fournir une alternative crédible à l’américain Palantir. Et pour ne pas perdre de temps, il accumule les acquisitions externes, dont Coheris, Sparkow, Flandrin, Elektron et Deveryware, financée par la BPI et Tikehau, pour développer sa plateforme d’analyse de données Argonos.

Reconnu par ses pairs, Olivier vient d’être nommé Président du Cluster Data Intelligence du GICAT (Groupement des industries françaises de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres) qui rassemble une trentaine d’acteurs du renseignement.

Directement concerné, il a créé avec sa femme Béatrice la fondation HappyCap, destinée à faciliter les dispositifs permettant aux handicapés moteurs de mieux communiquer avec leurs proches.

  • Jacques Gounon (X 72), tunneliste
Jacques Gounon et Yann Leriche

Né en 1953 à Créteil, Jacques Gounon entre à l’X en 1972 et en sort dans le Corps des ponts. Après quelques années à la DDE d’Indre et Loire où il reconstruit le pont Wilson à Tours, puis au Syctom de Paris, il pantoufle en 1986 au groupe Comatec puis passe en 1991 chez Eiffage. Il fait ensuite un peu de cabinet ministériel, chez Michel Giraud puis Anne-Marie Idrac avant de devenir en 1996 Président de GEC Alsthom. Il est élu en décembre 2004 administrateur d’Eurotunnel et en est nommé PDG en juin 2005, suite à une action concertée des petits porteurs initiée par le sulfureux Nicolas Miguet, jamais vue en France – sauf peut-être à l’AX en 1975 lors des débats sur le déménagement – qui débarque la totalité du conseil en place.

Divisant cette fonction en 2 après 15 ans de pilotage unique, il quitte en 2020 ses fonctions de PDG pour devenir simple président du conseil d’administration, Yann Leriche (X 94), ancien de Transdev, étant nommé directeur général. Pour la petite histoire, je fais partie des petits investisseurs de 1987, presque tous Français – les Anglais avaient sans doute suspecté l’erreur de calcul – qui, impressionnés par les perspectives d’évolution du cours de l’action annoncées dans le prospectus d’introduction, ont été totalement lessivés lors de la restructuration du capital en 1997 puis en 2007 * . Les perspectives de trafic étaient trop optimistes et le coût réel avait été multiplié par le facteur Pi, classique à l’époque en matière de grands projets comme Concorde mais aujourd’hui porté au carré pour l’EPR. Sans y voir un retour d’ascenseur, j’ai eu le plaisir de recevoir quelques années plus tard une donation de Getlink pour le Musée de l’X !

* Voir les commentaires faits par Jacques Gounon in fine

  • Benoit Halgand (X 17), ecolofranciscain

Né à Angers dans une famille très chrétienne de 6 enfants, Benoit fait sa prépa à Ginette et entre en 2017 à l’X où il préside la communauté chrétienne tout en militant pour la cause écologique, ce qui le conduit malheureusement à participer à la lutte de certains élèves contre l’implantation d’un centre de recherche de Total sur le campus. A sa sortie de l’X, il se lance dans une année de formation à l’abbaye d’Hautecombe, au bord du lac du Bourget, en quête d’un équilibre entre militantisme et vie de prière. Début 2019, il s’engage dans le mouvement Pour un réveil écologique, mouvement d’étudiants créé en 2018 avec la volonté de « prendre leur avenir en main en intégrant dans leur quotidien et leurs métiers les enjeux écologiques et en appelant au réveil la société ». En 2020, il passe quelque temps en retraite chez les Franciscains à Vézelay en suite de quoi il envisage de fonder une nouvelle communauté chrétienne pour concilier vie de prière et engagement dans le monde. Nous lui souhaitons le plus grand succès.

  • Maurice Lauré (X 1936), père de la TVA

Né en 1917 à Marrakech où son père était officier, Maurice Lauré passe sa jeunesse à Rabat puis à Saïgon. Il entre à l’X en 1936 et en sort dans le corps des PTT. Fait prisonnier en 1940, il passe son doctorat en droit après la guerre et entre en 1945 à l’Inspection des Finances et en 1952 à la Direction générale des impôts où il invente la Taxe à la valeur ajouté, maintenant adoptée dans de nombreux pays, remplaçant les anciennes taxes sur le chiffre d’affaires qui avaient l’inconvénient d’être en cascade. Il est nommé en 1967 directeur général de la Société générale dont il devient président en 1973. J’ai eu le plaisir d’y travailler à ses côtés de 1972 à 1977. Remercié par la gauche en 1981, il entame une nouvelle carrière à 65 ans à la tête du groupe BHV-Nouvelles Galeries où il reste jusqu’en 1991.

Il est mort en avril 2001. André Babeau a écrit un grand article sur ses idées économiques dans la Jaune et la Rouge de septembre 2002. Pour la petite histoire, une exposition en novembre 2010 à Bercy, à l’occasion du bicentenaire du corps des mines, montrait les portraits des grands noms du corps depuis sa création en 1794. Maurice Lauré aurait été bien surpris de s’y trouver, entre le sénateur Pierre Laffitte et le professeur Paul Lévy ! Comme les Mormons qui baptisent tous les ancêtres de leurs nouvelles ouailles, le Corps des mines, qui venait d’absorber les Télécom en 2009, avait intégré dans cette exposition des personnes qui n’en avaient jamais fait partie de leur vivant !

  • Arnaud Prost (X 12), astronaute de réserve

Né en 1992, Arnaud entre à l’X en 2012 et en sort dans le corps de l’Armement. Il participe en 2015-2016 au projet Moonwalk à Marseille et obtient à cette occasion un brevet de plongeur professionnel. Il fait ensuite Supaéro et passe un master « Astrophysique, Sciences de l’Espace et Planétologie » à l’Université Paul Sabatier de Toulouse. Il complète sa formation par des stages à l’Institut de physique nucléaire de Moscou et au Jet Propulsion laboratory de Pasadena. Il obtient son brevet de pilote de chasse en 2020. Il a également un brevet de parachutiste et une licence de pilote commercial.

Actuellement affecté au Centre d’essais en vol d’Istres, Arnaud vient d’être nommé dans la réserve du Corps européen des astronautes de l’Agence spatiale européenne, en tant qu’astronaute remplaçant. Avec toutes ses peaux d’âne, espérons qu’il ne sera pas en surpoids 😊

  • Gilles Wainrib (X 03), Owkiniste

A sa sortie de l’X, Gilles fait une thèse en 2007 à l’Institut Jacques Monod (Paris Diderot) à l’interface math-bio sur le rôle du bruit dans le traitement de l’information par les neurones. Il s’intéresse, lors de son postdoc à Stanford en 2010, aux algorithmes d’intelligence artificielle qui s’inspirent du vivant, en particulier en utilisant le hasard et le désordre au coeur de leur processus de fonctionnement. De retour en France en 2011, à l’Université Paris 13 puis à l’ENS, il développe plusieurs collaborations avec des biologistes et des médecins pour l’étude des réseaux d’interactions biologiques en vue d’une meilleure compréhension du fonctionnement du vivant et d’applications à la médecine personnalisée. En 2016, associé avec Thomas Clozel, il crée Owkin, société dont l’objectif est d’introduire l’intelligence artificielle dans la médecine afin de découvrir de nouveaux médicaments. Owkin s’intéresse notamment à la lutte contre le cancer, et collabore avec Amgen pour améliorer la prédiction en matière cardiovasculaire. Sanofi y a investi 180 M$ l’année dernière, valorisant Owkin plus de 1 G$, en faisant une des licornes françaises les plus prometteuses du secteur de la santé, à l’instar de Doctolib ou Dental Monitoring.

Actualités

  • Redécouvrir les physiocrates, par Jean-Marc Daniel (74)

Infatigable, juste après Comprendre les crises économiques (notre lettre du 22 septembre), Jean-Marc Daniel appelle à la rescousse les physiocrates ! Dans un plaidoyer pour une économie intégrant l’impératif écologique, JMD plaide pour une troisième voie entre la destruction progressive et irrémédiable de la nature et celle, tout aussi irrémédiable, de la liberté, notamment d’entreprendre, dont il trouve les prémices chez les physiocrates, de François Quesnay à Pierre Samuel Dupont de Nemours…

Odile Jacob, 2022, 224 p.

Courrier des lecteurs

  • Merci Hubert. Quel honneur ! Le portrait est parfait. A bientôt, Guillaume Benski (97).
  •  
  • Hubert, tu fais maintenant dans les fake news ? Je ne t’ai pas dit que le comité avait validé ta position lors de sa séance du 15 septembre. J’ai dit au contraire, que le comité, après avoir entendu un exposé de Pierre Laszlo sur la façon dont il concevait ses portraits et la transmission de témoin à Jérôme Bastianelli (X 90) qu’il organise, a approuvé la décision de ne pas retenir ta proposition de publication de tes portraits dans la JR. Tu auras le compte rendu quand il sera validé par le conseil le 17 novembre. Michel Berry (63). Cher Michel, je ne comprends pas bien ta réaction car j’ai scrupuleusement reproduit ton message dans mon courrier des lecteurs du numéro 11 ! Ce serait bien d’ailleurs si la Jaune et la Rouge avait un courrier des lecteurs ? …. HLL.
  •  
  • Bonjour Hubert, Tu trouveras ci-joint, comme convenu, le compte rendu du comité éditorial traitant des portraits de Pierre Laszlo et de ta proposition. Bien à toi. Michel Berry : « … Michel Berry fait le point sur la candidature d’Hubert Lévy-Lambert pour publier dans la JR ses portraits « Xtraordinaires ». Ces portraits ne sont pas du tout dans l’esprit du travail de Pierre Laszlo, qui convient parfaitement à la revue, et en outre il a déjà organisé sa succession. Pas d’objection au sein du comité pour décider de ne pas publier HLL. ». Cher Michel, bravo ! Tu as présenté mes mini-portraits comme concurrents de ceux de Pierre Laszlo, ce qui est notoirement faux car j’en aurai fait cent cette année contre 10 pour Lazszlo (dont le mien, qui était excellent !). Sur cette base erronée, tu as fait prendre à ton comité de 16 personnes, sans que personne ne moufte, une décision unanime digne de l’ère soviétique. HLL.
  •  
  • Je découvre des profils originaux qui nous changent de platitudes convenues sur les polytechniciens : merci. Jean de Bodman (69).
  •  
  • Merci beaucoup pour cet article… Bien à vous. Laura Chaubard (99).
  •  
  • Cher Hubert, merci pour cette nouvelle fournée. Peut-être pourrais-tu envisager une annonce sur le groupe X Facebook, 6100 membres ?… Tru Do-Khac (79). Fait, merci. HLL
  •  
  • Bravo pour cette nouvelle édition des portraits, aussi passionnante et instructive que les précédentes… Olivier Herz (79).
  •  
  • Merci, cher Monsieur, pour cet amical « mini-portrait » qui me touche beaucoup. L’Ecole maintient mon poste et nous parlons déjà du programme d’incorporation des X 2023 ! Bien à vous et croyez bien que je suis très sensible à votre fidélité. Patrice HOLINER.
  •  
  • Merci Hubert, très sympa de ta part. Bien cordialement. Benjamin Revcolevschi (94).
  •  
  • Bonjour Hubert, C’est une jolie lettre bravo… Gala Vino (D 14).

Vous connaissez des Xtraordinaires ? N’hésitez pas à me les signaler mais ne vous impatientez-pas si vous ne les trouvez pas dans ma prochaine lettre car j’ai déjà une belle liste d’attente. Il y a manifestement beaucoup d’Xtraordinaires, pas toujours connus !

Merci d’avance et bonne lecture

Hubert Lévy-Lambert (X 53), fondateur du Musée de l’X

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6 commentaires

  1. Bonjour Hubert,
    Tu as commis quelques erreurs matérielles dans mon portrait relatif à Eurotunnel : j’ai été nommé administrateur en décembre 2004 (pas avril), Président en février 2005. Cette nomination n’a aucun lien avec le coup de force de N. Miguet, bien au contraire. La restructuration financière de 2007 a laissé 13% du capital aux actionnaires individuels. Le cours de bourse de Getlink a atteint 20€ l’été dernier : l’actionnaire d’origine qui a gardé ses actions s’en sort bien. Amitiés. Jacques Gounon

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  2. 1. L’abbaye d’Hautecombe, où étaient enterrés les membres de la maison de Savoie -et donc les rois d’Italie- est au bord du lac du Bourget, plus grand lac français -et pas du lac d’Annecy.
    2. Certains choix sont discutables. Qui peut s’enorgueillir d’avoir participé à des répressions dans les anciennes colonies ? A-t-on demandé à Amédée Courbet s’il souhaitait faire partie de cette sélection ?
    3. Comment peut-on juger qu’un X de la promo 2017 est extraordinaire ? Serait-ce d’avoir extraordinairement perdu son temps ?

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    1. Sur le premier point, je suis doublement inexcusable d’avoir fait une erreur de lac car je suis admirateur de Lamartine et j’habite rue Bernard de Clairvaux, l’un des fondateurs de l’abbaye.
      Sur les deux autres, il ne faut pas confondre extraordinaire et admirable.

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